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L’arrêt des investissements et ses conséquences sur l’emploi et la croissance économique ; la remise en cause de la dynamique de développement sans alternative et son gel ont progressivement préparé le malaise social que la chute cyclique et prévisible des prix du pétrole et par conséquent l’alourdissement du poids relatif du service de la dette ont alors aggravé.

La gestion par l'Etat des sphères économique, sociale et politique a produit un surendettement, une industrialisation inachevée et non compétitive, une absence de participation politique et économique de la société à la vie publique, une pauvreté qui s'étend et une distribution des richesses qui s'est soldée par un accroissement des inégalités sociales remettant en cause la cohésion sociale et alimentant des violences de toute sorte.

Sur un autre registre, la violence intégriste s'est fixé comme objectif la destruction de l'Etat national en utilisant le terrorisme pour s'attaquer à tous ses symboles.

Ainsi l'Etat a été ébranlé dans tous ses fondements, déséquilibré, affaibli, menacé d'effondrement, totalement disqualifié à l'intérieur et incapable d'assumer ses missions élémentaires.

La critique de base de l’Etat providence ne s’est  pas accompagnée de réponses cohérentes aux exigences d’un monde de plus  en plus axé sur l’ouverture des marchés et la marginalisation des pays en développement, l’émergence de pays intermédiaires dans les relations internationales. Les aspirations de la société algérienne que le développement de l’emploi, de l’éducation avait rendue plus attentive à la démocratie participative, sont restées également sans réponse.

La critique de l’Etat a conduit à l’élimination stérile des cadres, à préconiser des restructurations organiques  dont l’effet principal fut de déstabiliser les fondements mêmes de l’Etat, de rendre l’économie encore plus dépendante de ses recettes extérieures.

L’auto ajustement puis l’ajustement structurel ont remplacé le développement endogène. Les normes de l’ajustement structurel sont diamétralement opposées à la stratégie de développement autocentré en particulier sur la substitution aux importations. Une décennie d’ajustement structurel a conduit à un assainissement financier sans relance de la croissance et à l’accroissement des inégalités sociales.

La remise en cause de l’Etat providence, s’est accompagnée d’un processus d’appauvrissement, de réductions d’allocations budgétaires à l’éducation et à la santé, du développement d’activités spéculatives et ou informelles et avec elles l’émergence du  pouvoir de l’argent. De même  le désengagement de l’Etat,  la libération des prix et leur alignement sur les prix mondiaux, l’ouverture du marché intérieur, le chômage endémique tout en augmentant les «souffrances sociales » consacraient l’incapacité de l’Etat à faire face aux urgences sociales. Autant de facteurs dont les conséquences sont tragiques quelque soit le pays. 

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Tag(s) : #Algérie
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