Le Ministre des affaires étrangères met les pendules à l'heure sur l'importance des manifestations en Algérie. Dans une interview à Europe 1 Mr Medelci donne une appréciation sur l'impact des quelques 2000 personnes ayant tenté d'organiser une marche.
Les manifestants pensaient que leur objectif: "changer le système" devait être fédérateur raliant ainsi une partie de la population. C'est une erreur politique de vouloir le changement aprés ce qui est arrivé en Egypte et en Tunisie. C'est de la cécité car l'on ignore la spécificité vécue de chaque pays. Que les organisateurs aient pensé et crû en un "effet papillon" et ait exclu toute mise en cause de responsables se sont coupés l'herbe sous leurs propres pieds. En effet, les citoyens se demandent si cette manifestation n'était qu'un alibi destiné à remplacer des hommes par d'autres. Perpétuant ainsi une pratique de changement dans la continuité. Toute action qui ignore ce fait est vouée à l'échec.
L'Algèrie à trop souffert de faits de guerre et d'événements violents pour apprécier d'autant la paix civile à laquelle elle a droit. A ma connaissance il y a actuellement une presse ouverte des médias qui doivent eux aussi s'ouvrir. Certes la situation sociale mérite une attention particulière mais celle ci est loin d'être catastrophique. Le principale probléme est celui de la mise au travail d'une grande partie de la population. Ce n'est pas en "attendant godot" que ce probléme sera résolu.
Pas de démocratie sans travail mais aussi pas de travail sans démocratie. C'est en ouvrant un dialogue et non par l'affrontement que l'on construit une démocratie.link