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Nous avons depuis 1963, une monnaie qui dans son Histoire a connu deux phases l'une ascendante de 1963 à 1990. Puis un retournement de situation en 1990 jusqu'à ce jour une dégringolade paradoxale alors que l'Algérie a vu ses réserves en devises augmenter de façon substantielle. Et c'est le moment choisi par le FMI pour recommander une dévaluation égalisant le taux de change avec celui du marché. Pour rappel le taux du marché paralléle est de 1 euro pour 152 da le taux de la banque étant de 1 euro pour 98 da prés de 54%. 

par quelle miracle arrive t-on a un tel résultat ?

La valeur du dinar est "indexée" sur les prix du pétrole. C'est là un élément incontournable tant qu'il n’y a,quasiment,aucune exportation hors hydrocarbures. Nous importons la, presque totalité de notre consommation finale et nos intrants. Dans ce cas la balance des paiements c'est à dire que la part transférée pour honorer nos importations est globalement équilibrée mais notre balance commerciale hors hydrocarbures est déficitaire. 

Les besoins de paiements en devises comprennent deux types de demandes.

1. celle des opérateurs économiques (importateurs, investisseurs achats d'équipements matières premières, expertises étrangéres) qui, du fait de leur statut d'opérateurs comporte une contrepartie de production ont droit à l'achat de devises auprés de leur banque aux taux de change fixé quotidiennement par la banque d'algérie compte tenu de la demande institutionnelle elle même dépendant des échéanciers des engagements contractuels. Concrétement tout entreprise est théoriquement éligible à un financement en devises de ces opérations extérieures. Bien entendu ces financements impliquent des documents indispensables à l'ouverture d'un crédit dit documentaire et du fait même des crédits, des dépôts sont ouverts donc de la monnaie est créée. Lorsque l'opérateur rembourse son crédit cette monnaie est détruite.

En économie productive où la création monétaire par le crédit commercial est la forme la plus importante de création monétaire l'escompte est le mécanisme qui accompagne la création de richesse. or avec ces mécanismes nous créons de la monnaie et un pouvoir d'achat qui vient sur les marchés se concrétiser par une augmentation des importations dont le montant s'éléve à environ à 50mds de Da. C'est pourtant non pas le chiffre global mais le contenu de ces sommes et surtout l'accroissement par rapport à une période qui nous  intéresse. Pour l'instant, et compte tenu du choix de l'économie de marché, la seule limite à ces importations est la disponibilité nationales en devises.

Ce qui revient à s'interroger sur la pérennité d'un système qui privilégie la consommation sur l'investissement. Actuellement, cela donne liportation de produits finis de consommation et à moyen terme une reprise de l'inflation sans contrepartie en produits. Plus grave c'est aprés le démantélement du secteur publique celui du secteur privé agonisant. Par quel canaux la valeur du dinar est elle impactée? par la montée des prix dans un pays méditerranéén où l'on importe des oranges des mandarines que la nature nous avait doté. Les importations non équilibrées par une production nationale et des exportations qui les compense équivaut à une sortie de devises, sont la cause principale de l'affaiblissement de la valeur d'une monnaie. La libéralisation des échanges a entrainé le recours à la devise elle même étant générée par la hausse des revenus pétroliers. Cette hausse pouvait servir, soit, à développer l'industrie pétrolière soit la consommation finale en produit de consommation durable et non durable. Politiquement le choix semble être le second c'est à dire le beurre et l'argent du beurre. Reste à savoir comment s'est fait le partage entre le "beurre et l'argent du beurre".

Et, à cela, s'est ajoutée une forte épargne nationale (due à l'accroissement naturel de la population au manque de logement tout particulièrement) et dont la manifestation la plus spectaculaire est l'importation de véhicules particuliers sans crédit à la consommation (cash). On est en présence d'un circuit qui à première vue est bouclé. Mais il y a des trappes et des fuites dans le circuit. Les oubliés sont les investisseurs paradoxalement et dont les besoins sont constitués en matières premières et produits semi-finis. tout se passe comme si ce qui est insufflé d'un coté du circuit ,est récupéré de l'autre. Cela n'est vrai qu' en partie. On omet alors le phénoméne de génération d'un profit en devises et en dinars qui est empoché par l'importateur et dont les résidences luxueuses et les investissements de valorisation de statut social (financement de lieux de cultes) sont les manifestations visibles; Mais il y a mieux et c'est tout simplement la spéculation interne et externe sur le dinar provenant de sommmes colossales accumulées à l'extérieure. La solution est de faire revenir ces sommes nées du commerce extérieur à condition qu'elles profitent à l'investissement et qu'elles ne constituent pas un moyen de blanchiment d'un argent sale. 

 Le dinar n'existe pas sur le plan des échanges impactant la balance des paiements. Lorsque l'on constate la chute du dinar ce n'est pas le dinar qui chute mais nos réserves en devises par suite de l'augmentation des importations. QUI spécule donc sur nos réserves en devises ? Questions à 150 euros? Ricardo et Adam Smith ne se retrouveraient pas dans cet imbroglio défiant les lois du marché. Pourquoi ne pas essayer de s'y retrouver  avec un certain économiste nommé MARX.

A suivre

 

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Tag(s) : #Algérie
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