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L’Algérie qui, jusqu’à la disparition de Houari Boumediene, construisait un projet de société que l’on pourrait qualifier de “socialisme” spécifique dans la mesure où il privilégiait la pratique au grand dam des  tenants du socialisme scientifique. Une telle adaptation à la réalité fut exigée par à la fidélité à la mémoire des combattants tombés pour l’indépendance de l’ALGERIE. Cela se traduisit dans les constitutions adoptées depuis 1976  qui déclarent « l’islam est la religion de l’état » C’est faute d’avoir tenu compte de l’attachement à l’islam dans les républiques soviétiques que l’URSS a perdu son empire.

 

En Algèrie, la construction de ce projet de société qui fut détaillé, a posteriori, dans une charte nationale, s’appuyait sur des services publics. Le CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne) adopta dés 1956 une charte de la SOUMMAM ; les lignes directrices  se fondaient sur la déclaration de l’ALN FLN au peuple algérien ;la charte de la SOUMAM en fut l’illustration économique sociale et constitutionnelle : Les principaux piliers de « la sagesse algérienne » sont l’Unité du Peuple et de son territoire,  un système éducatif de masse, une formation professionnelle, un développement rural et une industrie construite sur la base de la couverture des besoins du marché national, Notre économie s’appuyait sur des industries nationales au service de l’état et de son peuple. L’ensemble de ces actions s’insérait dans une politique de protection sociale universel fondée sur la création de 150.000 emplois/an et une organisation de l’économie dans le cadre de plans quadriennaux. Ce qui faisait de notre pays un symbole dans la lutte des pays pour leur développement reconnu et qui fut  couronné par l’Assemblée extraordinaire des NU sur les matières premières. Ce qui ressort de cette construction incontournable c’est qu’elle assurait les conditions matérielles du bien vivre ensemble. C’était ce que l’on appelle encore aujourd’hui avec nostalgie, l’âge d’or de la société algérienne ou les dix huit années glorieuses. 

 

Or ce modèle social, et sociétal, allait exactement à l’encontre du modèle capitaliste dominant que voulait véhiculer les anglo-américains que l’on peut qualifier de libéralisme-libertaire. C’est-à-dire de libéralisme économique accompagné de libertarisme anglo-saxon pour mieux “ouvrir” la société à la soif de libertés en tout genre. Ce libertarisme a servi à ouvrir la boîte de pandore d’où bondi le libéralisme économique et financier.

Depuis 30 ans environ notre pays est donc attaqué sur tous les plans pour qu’il rentre dans le moule de cette globalisation mondialiste qui fait la joie des multinationales privées (en fait détenus par des fonds anglo-américains) et des banquiers qui participent tous d’une même volonté: l’enrichissement à tout prix. Pour satisfaire ce beau monde contrôlé par des administrateurs faudrait-il, donc, que notre pays abandonne peu à peu ce qui a constitué la fierté de notre modèle national et qui a fait sa grandeur  à travers le monde ? L’idée sous jacente est donc de détruire son identité en profondeur pour la fondre dans cette "soupe" mondialiste sans patrie, , sans cultures, sans civilisations, et sous le thème de bonne gouvernance, permettre à une oligarchie d’en profiter et s’enrichir exponentiellement.

Du 1er novembre 1954

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Tag(s) : #Algérie
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