Depuis le début des années 1990 Des politiques fondées sur des dispositifs publics, ont été initiés, en
Algérie,. Ces dispositifs tendaient à endiguer la montée du chômage, en affectant des ressources destinées notamment à créer des opportunités temporaires d’emploi. Principalement, les dispositifs
qui visaient les jeunes primo demandeurs ainsi que l’indemnisation des personnels «compressés», se caractérisent principalement par des emplois dits
d’attente.
Dans une économie où les moyens de la relance de la croissance existent et sont mobilisés dans cette perspective. ; il est de la plus haute importance de s’interroger sur l’efficacité de ces
dispositifs dits d’attente.
1 – En premier lieu et, après avoir connu un premier plan de relance de la croissance suivi d’un programme conséquent financièrement, l’on peut dire que le chômage a baissé depuis 1999. Pour autant peut on conclure qu’il existe une politique de l’emploi ? L’on notera qu’aucune étude d’impact sur le contenu « emploi » des deux programmes de relance n’a été faite sur la base des exigences suivantes ; Il convient de rechercher les causes du chômage et les conditions de retour à l’emploi productif et permanent.
2- les éléments de cadrage d’une politique de l’emploi impliquent une connaissance fine de l’offre et de la demande de travail ; Ce qui signifie que l’insuffisance de la demande de travail d’une économie ne suffit pas à expliquer le chômage.
Les données du chômage doivent être mis en rapport avec les politiques de subventions aux employeurs, celles orientées vers les travailleurs, et enfin avec les incitations non monétaires. Ce sont là les éléments de base d’une étude d’impact qui englobe à la fois les approches critiques des théories sous jacentes, et des techniques utilisées.
3-L’on admet que l'inadéquation des qualifications, la faible mobilité(logement transport scolarisation des enfants) géographique et professionnelle des travailleurs, l'insuffisance des rémunérations en regard des revenus de substitution sont également des causes de sous-emploi. C'est l'un des volets à prendre en compte et qui doit entraîner des mesures concrétes.
4- Croissance faible et coût du travail ne sont plus les seuls leviers d'action dans la lutte contre le chômage. On peut alors mettre en évidence les éléments suivants sur lesquels les experts semblent s’accorder:
« trois conditions sont nécessaires- sans qu’aucune soit suffisante-pour un retour à l'emploi :
1) il faut qu'il existe une offre d'emploi ;
2) il faut que cette offre corresponde au profil du chômeur ;
3) il faut enfin qu'il l'accepte.
Il suffit que l'une d'entre elles ne soit pas satisfaite pour que le retour à l'emploi n'ait pas lieu.
5- Or, ces conditions correspondent à des aspects très différents du marché du travail. La première relève de la demande de travail, la deuxième de l'adéquation de l'offre à la demande et la troisième de travail".[2]