Suite à notre post sur le marché voici un article sur la guerre des monnaies comme action pour sauver le systéme existant et le pérenniser
extrait d'un raticle paru dans:
http://spartacus1918.canalblog.com/archives/2010/11/18/19640211.html
" La masse monétaire américaine a gonflé rapidement jusqu' à l' été
2009. Depuis elle stagne comme réserve excédentaire dans les banques à des niveaux historiques. La FED est sur les traces du Japon (1998/1999) qui fit marcher à fond la planche à billet
pour couvrir ses propres emprunts ( achat de bons du trésor). Il en résulta que la banque centrale avait beau émettre des liquidités, celles ci ne circulaient pas, la production et la
consommation restaient au point mort, et la déflation ( baisse des prix) poursuivait sa course. L' économie nippone fonctionnait comme une « trappe à liquidités ».
Nous pouvons dire sans trop nous tromper, que le Japon à une bonne longueur d' avance
dans cette crise et qu'il préfigure l' avenir des autres pays. Il arrive encore à tenir le gouvernail grâce à son importante réserve de change et aux mesures d' austérité radicales faite au
peuple.Ce qu'il faut souligner dans se nouveau tournant de la crise mondiale du capitalisme, c' est l' utilisation selon les moments du monétarisme ( encadrement de la masse monétaire) notamment
dans l' Union Européenne ou du Keynésianisme par les anciens partisans du monétarisme: Grande Bretagne , Etats unis.... Tous par contre du nord au sud utilisent déjà les dévaluations
compétitives de leur monnaie, mais dés lors que tous les pratiquent le jeu devient nul à la sortie. Il en résulte que c' est la structure capitaliste réelle, et non la structure monétaire,
qui détermine la capacité concurrentielle relative des pays.
L' offre de monnaie ne résulte pas du jeu de facteurs économiques, elle est une
décision d' ordre politique, une sorte de balancier tactique que chaque gouvernement utilise pour gagner du temps en essayant de reporter la crise sur d' autres. L' enjeu dans le cadre du
capitalisme, est de savoir qui sera éjecté ( y compris par la guerre ) du marché mondial, sachant qu'aujourd'hui, les États unis, l' Union Européenne, le Japon et la Chine ont chacun la
possibilité d'inonder le marché mondial de marchandises. La mise hors jeu d'une de ces zones, est donc à l' ordre du jour pour le capital en jachère ou monnaie oisive.
L' Union Européenne, semble à cet égard la plus fragile, et le patron de la BCE est
ballotté dans tous les sens et doit résoudre le problème d' une Europe à deux vitesses; mais aussi les tendances centrifuges qui se manifestent en son sein depuis la crise grecque. Le journal La
Tribune du 5/ 11/ 2010 mérite d' être cité:
Sous le titre « Les obligations des États « périphériques » européens sont de nouveaux attaquées » il indique que «certains fonds souverains commencent à se détourner: la Russie a exclu l'Irlande
et l'Espagne des investissements obligataires de ses deux fonds et le fonds norvégien commence à trouver les titres espagnols moins attractifs. ». La suite est plus intéressante et montre comment
les taux d'intérêts s'envolent « Le taux des obligations d'État grecques à 10 ans a ainsi dépassé jeudi le seuil de 11% pour la première fois depuis le 27 septembre, après être descendu à
8,73% le 13 octobre (...)l'Irlande a vu son taux à 10 ans grimper à son plus haut depuis 14 ans, à 7,69 soit 170 points de base de plus qu'à la mi-octobre.
Idem pour le Portugal dont le taux à 10 ans a bondi de près de 120 points
depuis le 18 octobre touchant un plus-haut de treize ans de 6,655%. ». A noter au passage que le Portugal essaye de vendre de la dette portugaise, il n' a plus que cela à vendre et le
représentant chinois en visite d' affaire au Portugal a déclaré: "Nous sommes disposés à prendre des mesures concrètes pour aider le Portugal à faire face à la crise financière mondiale",
il est même question que le Portugal sorte de l' euro .
Qui va devoir éponger, cette hausse des taux d'intérêts , des dettes contractées par les états? c' est bien entendu et toujours le peuple a qui on annoncera comme Churchill en son temps « de la
sueur, du sang, et des larmes ». Solution négative que nous remplaçons par le mot d'ordre révolutionnaire de Socialisme ou barbarie. "
Gérard Bad; 16 11 2010