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salut à toutes et à tous

j'ai envie de parler de choses plutot sérieuses et qui frappent les jeunes dans tous les pays; bien netendu san uacune démagogie ni sectarisme

Le marché du travail semble échapper aux lois classiques de l’offre et de la demande. Ce marché fait intervenir en effet des formes particulières d’organisation du travail choisies par les entreprises et qui ne sont pas sans impact sur le chômage. Par exemple, les entreprises, dans les pays de l’OCDE, ont un taux de croissance de leur productivité supérieur au taux de croissance de l’économie. La productivité qui libère du travail, lorsque la croissance est faible, devient une cause essentielle de chômage. Dans ces conditions, le salaire même lorsqu’il baisse en termes réels et ou nominal, ne permet pas d’espérer une reprise  de l’emploi.

 

Le chômage qui résulte du niveau des salaires est à la fois volontaire et involontaire. Ceux qui ont déjà travaillé et qui sont chômeurs refusent de travailler pour ce niveau de salaire. Ceux qui sont prêts à travailler pour le niveau de salaire affiché ne trouvent pas d’embauche. Si l’on tient compte du manque de structuration et des insuffisances de l’information, toutes les conditions sont réunies pour que le niveau des salaires soit un amplificateur du chômage et non un élément central du plein emploi.

 

La régulation des marchés suppose donc des politiques industrielles, des politiques actives de l’emploi et des politiques sociales publiques.

 

Le niveau de l’emploi découle non pas uniquement des mécanismes du marché et donc des seuls salaires mais d’interactions économiques dont le rôle central revient aux institutions que sont l’Etat, les entreprises et les syndicats. Par ailleurs, l’erreur est de croire à un marché homogène où se confrontent les offres et les demandes d’un travail indifférencié. Le phénomène de la segmentation du marché du travail signifie qu’il existe sur le marché du travail plusieurs marchés.

 

 

La mondialisation tend à généraliser le schéma suivant dans tous les pays : Il existe deux segments : celui dont les salaires sont élevés et la sécurité de l’emploi grande ; celui où les salaires sont bas et la précarité la règle. Dans le cas des pays en développement la segmentation est dorénavant encore plus présente dans la mesure où ils s’ouvrent plus fortement aux investissements directs étrangers. La politique des salaires qui en résulte est alors mixte : des salaires élevés pour le segment primaire stable, des bas salaires si l’on veut encourager l’emploi dans le segment secondaire dit flexible ou précaire.

 

 

Il s’agit donc d’un renversement des fondements théoriques des politiques de l’emploi et des salaires, où les faits démentent les théories.
Les causes du chômage sont multiples et une représentation unifiée est dangereuse. Les incertitudes sont plus grandes sur les formes que doit avoir la  politique des salaires et de l’emploi des autorités publiques.

 

 

La gestion de la main d’œuvre par les entreprises, déconnectée d’une politique de l’emploi, la recherche d’une productivité élevée non accompagnée de croissance économique qui lui soit supérieure, deviennent des causes du chômage. Comment concilier les logiques micro économiques de profit et d’utilité avec les intérêts collectifs ?

 

 

Une politique des salaires et de l’emploi implique une nouvelle économie du travail qui devra tenir compte des données suivantes :

 

 

- Pendant longtemps le sous-emploi et le chômage étaient imputés à l’imparfaite souplesse des rémunérations. Cette rigidité étant attribuée à des causes institutionnelles qu’une déréglementation pouvait corriger.

 

La déréglementation appliquée n’explique pas pourquoi la rigidité se maintient et le chômage perdure. A supposer une action vigoureuse de relance de la croissance, peut-on espérer dans ces conditions une reprise significative de l’emploi, surtout lorsque l’on sait que sur les marchés, la règle est la concurrence imparfaite, que le marché du travail est segmenté, qu’il existe pour l’entreprise différents types d’emplois auxquels s’appliquent différentes politiques des salaires et différents niveaux de flexibilité.

 

 

L’entreprise moderne a su tirer profit de cette flexibilité modulée selon que les postes de travail exigent une stabilité polyvalente ou qu’ils soient dits « de profession » comme dans les banques par exemple, ou enfin qu’ils relèvent d’une division parcellaire du travail comme dans l’hôtellerie. C’est plutôt à cette catégorie que s’applique la flexibilité de marché. Généralement cette catégorie représente 55% des contrats de travail dans les pays riches. C’est sur eux que pèse le plus l’exclusion puisque, s’agissant de contrats de travail à durée déterminée, ils offrent moins de probabilités d’accéder à une formation, ils sont soumis à la  loi de l’offre et de la demande en matière de salaires, et l’accès à certains avantages sociaux ouverts au personnel  stable leur est impossible en raison de leur précarité. De façon plus grave les contrats de flexibilité sont antinomiques de la formation continue puisque la notion de promotion dans la filière n’existe plus.

 

 

- Le second élément d’explication réside dans le manque et la mauvaise information des acteurs du marché du travail.

 

Les équilibres prévus par les théories de l’économie de marché ne pouvant s’établir spontanément, il en résulte  nécessairement une coordination dans les décisions des différents acteurs et des interventions de l’Etat. Car la concordance entre l’intérêt individuel et l’intérêt collectif, entre les décisions micro économiques et les grands équilibres n’existent pratiquement pas. Ces deux logiques sont le plus souvent opposées.

 

La coordination des décisions et l’intervention de l’Etat  posent le problème du niveau le plus efficace de détermination des salaires et de l’emploi.

 

 

·        Les réponses apportées à ces questions sont déterminantes au plan macro économique car elles permettent d’articuler les négociations sociales à la lutte contre le chômage, de choisir le niveau approprié de centralisation des décisions permettant un volume optimal de l’emploi. Enfin, la négociation salariale en économie de sous emploi chronique où le chômage a un fort degré d’inertie, en privilégiant ceux qui ont un emploi posent le problème de l’impact des salaires courant sur l’emploi futur.

 

 

Les équilibres prévus par les théories de l’économie de marché ne pouvant s’établir spontanément, il en résulte  nécessairement une coordination dans les décisions des différents acteurs et des interventions de l’Etat. Car la concordance entre l’intérêt individuel et l’intérêt collectif, entre les décisions micro économiques et les grands équilibres n’existent pratiquement pas. Ces deux logiques sont le plus souvent opposées.

 

La coordination des décisions et l’intervention de l’Etat  posent le problème du niveau le plus efficace de détermination des salaires et de l’emploi. La notion d’intéressement peut apporter une stimulation à la production et à la participation  aux risques.

 

 

C’est dire les difficultés de conception d’une politique de l’emploi qui serait limitée aux seuls niveaux des salaires et au volume de l’emploi. Elle doit prendre en compte les choix d’organisation interne des entreprises, la segmentation du marché du travail, le manque d’information des acteurs,  impliquant un meilleur arbitrage entre les logiques individuelles des entreprises, des salariés et des chômeurs et l’intérêt collectif.

 

La question centrale à laquelle doit répondre une politique de l’emploi est celle de la persistance du chômage malgré les dispositifs sophistiqués de flexibilité mis en œuvre dans tous les pays.

 

 

Pour ce faire l’on doit s’interroger sur les effets réels de la flexibilité sur le chômage et sur l’exclusion, notamment sur la perspective d’insertion sociale, permettant l’accès au logement, et plus généralement, aux possibilités d’endettement. Autant d’éléments qui accroissent l’exclusion sociale et l’absence de perspectives d’avenir.

 

 

«  Syndicat en miette » et éclatement du travail sont la réalité actuelle des économies de marché des pays développés confrontés à la flexibilité qui a créé trois nouveaux types d’emplois adaptés à une économie gouvernée par le marché et de plus en plus les marchés financiers.

 

 

·        Les emplois polyvalents stables que l’entreprise valorise car ils sont liés à un cycle long de production, les emplois qualifiés de services professionnels qui font que la valeur de l’entreprise repose exclusivement sur eux. Et enfin les emplois flexibles de marché ne nécessitant pas de formation lourde.

 

 

·        La mondialisation l’ouverture et la stabilité monétaire ont déterminé très rapidement cette forme d’organisation du travail et ont guidé les restructurations. Les contrats de travail flexibles compte tenu de l’éclatement du travail représentent plus de la moitié des effectifs.

 

 

Les syndicats sont désarmés devant ce nouveau type de salariés car ils sont mal implantés dans les secteurs qui emploient cette main d’œuvre. Elle s’accroît tout en échappant par ailleurs à la réglementation du travail et les écarts avec les salariés à emplois stables augmentent. Encore faut-il préciser que ce phénomène qui dure n’est pas le fait du secteur informel.

 

 

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Tag(s) : #économie et politique
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