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Désormais les pays sont en lutte chez eux ,entre eux et contre le monde.

Comme tout système économique est tiré par un modèle dominant celui vers lequel doit tendre la mondialisation sans pouvoir le remplacer est connu.

 

Le modèle étant celui des Etats Unis, démocratie libéralisme économique, dérégulation, technologie des communications biotechnologie, une monnaie acceptée partout car elle est la contrepartie d’un fort courant d’importation,  fort taux de croissance, une productivité permettant la maîtrise de l’inflation, un faible taux de chômage. Mais aussi des millions de personnes travaillant et vivant en dessous du seuil de pauvreté, la généralisation de l’emploi temporaire, un américain de 15 ans sur quatre est illettré, un  taux de mortalité infantile le plus élevé de l’occident une population carcérale de plus de 2% de la population en âge de travailler.

 

Le rêve américain  laisse rêveur et porte certains à dire que lorsqu’on est un pays en développement le libéralisme et la mondialisation sont le plus court chemin pour la majorité de la population à s’appauvrir si elle ne l’est pas déjà. C’est en cela que l’économie politique en s’érigeant en science sombre alors dans l’idéologie car elle cherche à occulter les phénomènes de domination des pays riches et à réduire la coopération internationale à la protection des mécanismes de marché.

 

IV Dans ces conditions la question de droits de l’Homme devient le problème central du XXI éme siècle

 

L’état  de droit et les droits de l’homme commencent par le droit pour le citoyen d’avoir un Etat. A l’heure de la mondialisation et de la dérégulation cette évidence ne va pas de soi. L’on assiste partout dans le monde à des dérives qui bénéficient à des centres de pouvoir maffieux qui utilisent les paradis fiscaux, les outils de communication en temps réels et enfin les marchés financiers qui sont devenus de véritables pouvoirs supranationaux pour blanchir les capitaux d’origine criminels et investir le plus légalement du monde dans les pays qu’ils se proposent d’acheter. L’exemple russe est une illustration de «l’économie de l’ombre » et du principe selon lequel l’effacement de l’état donne lieu à des récupérations privées des pouvoirs de coercition qu’il abandonne.

 

Le dilemme à résoudre est celui de mieux protéger les libertés individuelles contre les empiétements de l’état sans pour autant laisser les hommes livrés par la déréglementation du droit et des normes de travail au pouvoir de l’argent quelles que soient ses formes d’acquisitions. Sinon on livre le pays à l’économie de casino de la spéculation et les citoyens à la loi de la jungle. Les nouvelles formes de violence contre les droits de l’homme sont plus à craindre de l’effacement de l’état par la déréglementation mal maîtrisée.

 

En un mot, les droits de l’homme, doivent inspirer une juste à appréciation de ses droits à un Etat qui le serve et le protège. Droits de l’homme, cohésion nationale et sociale, globalisation et dérives maffieuses  impliquent donc un Etat qui ne peut plus se satisfaire de son fonctionnement actuel et un droit international qui protège les droits de l’homme contre les multinationales devenus les acteurs principaux dont dépend la survie des hommes. Sans cette double protection la bonne gouvernance des   états revient à occulter les abus privés. A quand une « ONG internationale » contre les atteintes aux droits sociaux ?

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Tag(s) : #reflexions
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