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J’emprunterai les éléments de l’analyse développée ici ’àM Collon et à Henri Houben docteur en économie et membre du secrétariat  d'ATTAC en Belgique les développements ci-dessous. Comment moraliser un système économique? Du jour où l’homme se mit à épargner pour produire par un détour de production il s’est créé deux groupes sociaux, ceux qui commandent aux machines et ceux qui les servent.

1. Il y a eu 24 crises conjoncturelles depuis 1971, ce qui a causé une croissance plus saccadée et la crise dans laquelle on se trouve est une crise "structurelle". (C’est à dire une crise de longue durée.)

1) Les Subprimes . Elles étaient une véritable escroquerie montée sur le dos des ménages américains à revenus modestes. On ne pouvait pas à l'époque parler de l'escroquerie de Madoff dont on apprend aujourd'hui qu'elle se monte à 65 milliards de dollars.

2) Seulement une crise bancaire? Évidemment non : la dette générale a été générée (particuliers, entreprises, Etats) pour maintenir une croissance économique.

3) La cause profonde? C’est bien sûr une crise de surproduction (en réalité de sous-consommation puisque on a baissé les salaires où leur part dans le produit national ). 

4) Juste une crise à surmonter? En analysant cette crise comme systémique et de longue durée on pourrait montrer qu’il y a des perspectives pour les travailleurs de tous les pays !

5) « Moraliser le capitalisme? » C’est évidemment une farce et une fable ! C'est aussi impossible qu'un « tigre végétarien ou un nuage sans pluie. »

6) Sauver les banques? En réalité ce que font les Etats c’est la socialisation par nationalisation des pertes pour protéger  les riches ...

7) Les médias : ils nous mentent comme d’habitude et vont chercher les détails pour obscurcir la réalité...

8) Le néo-libéralisme : « La crise a été non pas provoquée mais accélérée par la mode néo-libérale de ces vingt dernières années. Or, ce néo-libéralisme, les pays riches ont prétendu l'imposer de force dans tout le tiers-monde. Ainsi, en Amérique latine, (voir) le néolibéralisme a plongé des millions de gens dans la misère. Mais l'homme qui a lancé le signal de la résistance, l'homme qui a démontré qu'on pouvait résister à la Banque Mondiale, au FMI et aux multinationales, l'homme qui a montré qu'il fallait tourner le dos au néolibéralisme pour réduire la pauvreté, cet homme-là, Hugo Chavez, les médias ne cessent de le diaboliser à coups de média-mensonges et de ragots.»

9) Le tiers-monde ? « On nous parle uniquement des conséquences de la crise dans le Nord. En réalité, tout le tiers-monde en souffrira gravement du fait de la récession économique et de la baisse des prix des matières première qu’elle risque d'entraîner. »

10) L’alternative?

 «  L’humanité a bel et bien besoin d'un autre type de société. Car le système actuel fabrique des milliards de pauvres, plonge dans l'angoisse ceux qui ont la «chance» (provisoire) de travailler, multiplie les guerres et ruine les ressources de la planète. Prétendre que l'humanité est condamnée à vivre sous la loi de la jungle, c'est prendre les gens pour des cons. Comment faut-il concevoir une société plus humaine, offrant un avenir décent à tous ? Voilà le débat qu'il nous incombe à tous de lancer. Sans tabous. »

2. Un système qui tient : avec le premier choc pétrolier les capitaux affluent vers le Moyen-Orient pour être destinés vers l’Occident, puis l’ Amérique latine. Avec l’endettement, celle-ci achète des marchandises à l’Occident. La crise de la dette éclate en août 1982, avec l’arrêt de paiement du Mexique. Le problème est que cela met en péril les banques. Le FMI intervient à leurs services. Conclusions : suite aux 24  crises, en 2006, la bulle éclate. Les non-remboursements apparaissent et se multiplient. Les banques sont menacées, car elles ont prêté aux «hedge funds» qui ont acheté les paquets de titres de créances.

Or, les « hedge funds » ne publient pas de comptes et sont enregistrés aux Bermudes. Pas de contrôle, pas de régulation. Le pire est devant nous. Est-ce simplement une crise financière? Marque-t-elle seulement le manque de régulation ?

 La crise a une base productive. Elle montre un déséquilibre entre l’augmentation des capacités de production et les possibilités d’achat de la population. »

Quels sont les déterminants de la crise ?  «  Il y a deux grands secteurs dans l’économie: celui des biens de production et celui des biens de consommation. Le premier est alimenté par les investissements (et les amortissements). Ce sont les industries d’extraction, de machines, de composants, etc.  Le second par la consommation. Il faut un équilibre entre secteurs, entre investissements et consommation. Le crédit permet de financer les investissements et la hausse de la consommation. Jusqu’au moment où l’endettement est trop élevé et les banques arrêtent leurs prêts. Il y a crise financière, mais derrière il y a la crise de surproduction…

 «  La crise actuelle est très grave. Elle met en cause le système capitaliste, la mondialisation actuelle et les politiques néo-libérales. Elle apparaît sous une forme financière. Mais elle dépasse ce cadre. Elle montre un capitalisme anarchique, inefficace et inégalitaire.

Anarchique : c’est la loi du profit et de l’intérêt de capitalistes qui prédomine.

Inefficace : la crise risque de se transformer en restructurations, faillites, pertes d’emploi, baisses de salaire...

Inégalitaire : la crise provient fondamentalement de l’inégalité de revenus et de  pouvoirs dans la société capitaliste." Et c’est cela qui fait que le capitalisme n’a pas d’éthique. Voilà un visage qui ne peut se masquer derrière une quelconque morale.

Michel Collon journaliste sur Internet, nous pose, lui,  dix questions sur la crise ( fin 2008) :

 

François Perroux in préface K Marx Œuvres T I Page X La Pleiade

"Les 7 péchés d'Hugo Chavez",

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Tag(s) : #économie et politique
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