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Si on parlait à nouveau de culture et de son "traitement".par l'Etat. L'on s'appuiera pour cela sur un raisonnement intéressant de Marc Fumaroli sur "l’état et la culture d’Etat" et dont les conclusions sont les suivantes

1« La diffusion de la culture ne peut vraiment se faire que par l'école, qui forme les esprits, qui les met en contact avec l'insolite, qui sélectionne les talents, qui aiguille. Il s'agit non plus comme pour la culture d'Etat de consommation mais de formation. Et là, il n'y a plus ce mépris, plus ou moins secret, plus ou moins dissimulé, des "cultureux" vis-à-vis des "incultes" pour l'inculture desquels ils condescendent à se soucier : recevant une formation, chacun apprend quelque chose, pas tous la même chose, pas tous de façon aussi poussée, mais tous considérés également comme capables d'apprendre.

Il est étrange de mettre le mot culture à toutes les sauces. Par exemple, "culture scientifique" est un oxymore : la science ne dépend pas tant de ce que l'on sait que de comment on raisonne. Une pensée scientifique, un raisonnement scientifique, on peut le définir, mais une culture scientifique ?

Pour que la vie artistique renaisse…, il faut en cesser avec cette idée stupide de "démocratiser la culture" : tout le monde n'a pas la vocation, l'envie, le goût, la capacité, de s'intéresser à la culture. La "culture" aujourd'hui, c'est ce qui fait mousser quelques politicards, mais combien de (citoyens) ont une vraie vie culturelle, c'est-à-dire des connaissances, du goût, un sens critique ? La vie de l'esprit est par essence élitiste.

Pour ma part, je n'ai aucun goût en matière musicale ; cependant j'ai encore assez de bon sens et de respect pour la musique pour détester cette orgie de décibels obligatoire qu'on appelle par antiphrase "Fête de la musique". Je me suis fait une raison : je n'ai pas de culture musicale, celle-ci est réservée à une élite dont je ne fais pas partie. Je n'en souffre pas : les hommes ne sont pas égaux en tout et c'est très bien ainsi, j'ai de la culture dans d'autres domaines.

L'art est une question individuelle, ce n'est pas par hasard que l'antique expression est "arts libéraux". Mais j'ai crains que, (dans un pays), où les gauchistes ont réussi à imposer leur vulgate collectiviste et égalitariste au sein même de l'éducation nationale, au prix de la destruction de celle-ci, les esprits soient de moins en moins capables d'entendre ces vérités de bon sens.

J'ai beaucoup apprécié cet ouvrage, car, comme tous les livres qui nous parlent, il réveille une sensibilité enfouie : je tiens la vie de l'esprit pour essentielle et je suis troublé, dérangé, par le tapage médiatique orchestré par le ministère dit de la culture, qui est en réalité une annexe du ministère du tourisme, là où devrait y avoir silence, contemplation, réflexion.

Or, ce livre attaque l'Etat culturel, non dans ses modalités, mais dans son essence même.

Espérons que les (citoyens), reprenant confiance en leurs propres ressources, comprendront à quel point l'Etat est nocif dans le domaine de la culture.

Cela ne pourra se faire qu'avec des (citoyens) correctement formés à la culture, donc par l'école.

On en revient toujours à mon obsession : le problème . ;.c’est l'Etat, maternant, obèse, envahissant, incompétent et impuissant, et, au sein de l'Etat, il n'y a pas de problèmes plus graves que ceux d'éducation et d'instruction.

Heureusement, le secret d'une instruction publique efficace n'est pas perdu par tous : une ville a reconstitué une école-musée du début du siècle. Des professeurs des vraies écoles du coin viennent en consulter discrétement les manuels pour s'en inspirer !>>>
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(1) : autre exemple, l'Etat se mêle des décisions d'entreprises sous le prétexte de "patriotisme économique" mais néglige complètement l'efficacité de l'administration qui permettrait à l'économie d'en avoir pour son argent, celui des impôts.

(2) inutile d'insister sur le fait que seul "anti-libéralisme" cohérent, c'est la le contôle de l'individu par l'Etat, autrement dit le totalitarisme.

(3) : on retrouve ce trait qui trahit infailliblement tous les anti-libéralismes : "l'avant-garde éclairée"

PUBLIÉ PAR FBOIZARD À L'ADRESSE DIMANCHE, AOÛT 13, 2006 0 COMMENTS ET 0 REACTIONS 

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Tag(s) : #reflexions
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