Bientôt nous aurons atteint la hauteur du monument des martyrs à ryadh elfath avec tous les livres publiés sur la démocratie en Algérie et son système politique. C'est un bon point pour la démocratie.
1 ) j'apporterais ma contribution en notant que la plupart des écrits traitent de cette question comme un fait de l'esprit et c'est de l'évolution de la conscience de cet esprit que découlerait la démocratie.
Question ?
2) Que fait on de l'étape bourgeoise de l'évolution humaine accaparée par le capital ce qui a entrainé la séparation du travail des masses après un processus millénaire qui dérive des nécessités de la production. ?
3)"la premiére grande division du travail -la séparation de la ville et de la campagne- a déjà condamné la population rurale...et les citadins à l'asservissement au métier individuel. La rupture entre ville et campagne a anéanti les bases du développement intellectuel des premiers et du développement physique des seconds..
4) En divisant le travail c'est l'homme que l'on divise, toutes les autres potrentialités intellectuelles et physiques étant sacrifiées au perfectionnement d'une activité unique....
5) A coté du plus grand nombre exclusivement voué à la corvée du travaill,il se forme une classe libérée du travail productif qui se charge des affaires communes de la société.
La contradiction entre la richesse qui ne travaille pas et la pauvreté qui travaille pour vivre, fait naitre une contradiction entre le savoir et le travail. Une société dont la condition est de produire à un pôle la richesse et de l'autre la misère est condamné à générer d'un coté la civilisation et de l'autre l'inculture Voila en quelques mots les défis à relever pour une démocratie qui n'épouse pas les diktats du capital. La démocratie dans ces conditions obéit aux lois du développement inégale tant sur les plans national qu’international. Ces lois sont celle du système représentatif et des élections périodiques et enfin de l’alternance au pouvoir ; dispositif toléré dans la mesure où l’ensemble du processus confirme son adhésion à l’organisation capitaliste de l’économie dont le stade suprême serait celui des Etats unis.
Dans cette optique, la mondialisation doit permettre l’affirmation de la domination des intérêts américains. Tout est organisé dans ce sens depuis 1980. Les relais économiques, financiers, commerciaux et les thinks tanks sont mobilisés sur un « consensus dit de Washington » afin d’arriver à une libéralisation des échanges dont le seul mobile est la consécration des positions acquises au cours de l’histoire ; la domination sur les peuples de la planète. La démocratie devient alors un outil qu’il est important de confier à des mains vigilantes et acquises au développement des forces productives par le capitalisme. Le critère essentiel d’évaluation du degré de démocratisation d’un pays résidera alors dans sa capacité à suivre les injonctions des agences de notation sur sa dette publique donc sur le rôle et la place des services publiques, c'est-à-dire une vision purement comptable de l’action de l’Etat dans l’éducation, la santé, la formation, les universités … « s’il est vrai que l'État est par définition et intention protecteur, protectionniste et dirigiste au nom du salut national. C'est aussi dire (qu’il ) …revient à une manipulation des mentalités, il est, "politique culturelle", une variante de la propagande idéologique. » C’est le résultat attendu de la démocratisation de la vie politique. Ce que l’on désigne par superstructure c'est-à-dire l’ensemble des lois juridiques, les arts la musique, le théâtre, les médias ou encore ce que l’on appelle la culture peuvent être en retard ou désadaptés par rapport aux forces productives de cette contradiction naît son dépassement. De cette vision l’on peut déduire la situation d’un pays donné dans cette phase capitaliste bourgeoise.
Il s’agit de trouver un équilibre entre les exigences externes et les aspirations des peuples. Nous sommes entrés dans la phase de compromis historique dans laquelle pour une large majorité de pays il s’agit pour eux de se préparer à la gestion du nombre. C’est chose faite en Chine ou le capitalisme a été développé par un parti communiste seul parti autorisé. A l’opposé, la gestion du nombre par un régime démocratique figure l’Inde et les pays du sud est asiatique. La Corée du sud est passé par un régime autoritaire durant les années soixante et soixante dix. Dans tous les cas le nouveau système a secrété des inégalités concentrant les richesses crées entre les mains d’une minorité et produisant la pauvreté (300 millions de chômeurs en chine) Est-ce à dire que selon la formule « Bisness as usual » veut dire que l’on s’accommodera de régimes dictatoriaux issus « d’élections » et dont la revendication politique porte essentiellement sur les superstructures. Les idées et la science sont toujours dictées par les déterminations de classe. Elles sont ou bien réprimées ou bien récupérées au service de la classe dominante qui les façonne à son usage pour les monopoliser. C’est dans ce cadre que l’on peut analyser l’évolution des pays arabes empêtrés dans des problèmes d’identités qu’ils abordent sous l’angle des idées ignorant l’impact du développement des forces productives sur les idées elles mêmes. A ces conditions ce n’est pas la démocratie qui résultera de ces mouvements mais la gestion du nombre pour le compte d’un capitalisme étranger et soucieux de ses intérêts pétroliers