suite à mon précèdent article je poursuis ici l'exposé sur les questions liées à la libéralistaion de l'économie devant les défis de la mondialisation
1. L'économie de marché ne fait pas de place aux plus faibles d'une part et d'autre part tend à augmenter leur nombre par un processus de paupérisation continue. Pris entre l'exigence d'une démocratie et des aspirations de la classe laborieuse l'Etat se doit non seulement d'être le garant de la démocratie politique (pouvoir du peuple); mais aussi l'arbitre entre les intérêts contradictoires que fera apparaître la démocratie politique. Autrement dit une démocratie sociale. Cette démarche exige une reconversion des esprits et du rôle de l'Etat en vue de la mise en œuvre d'un contrat social vrai fondé pas seulement sur un dialogue entre les agents économiques mais encore sur les règles de ce dialogue et de son impact réel sur le partage des fruits de la croissance ou de la répartition équitable de l'austérité le cas échéant.
2 Un Etat fort et intelligent - dans le sens de mieux informé- véritable arbitre de l’intérêt général. Que cesse par ailleurs la confusion et que chacun reste à sa place sociale et l’assume pleinement. Un Etat, au service de tous, qui garantit les besoins essentiels à une vie décente par un travail décent et digne, par un droit à une instruction de qualité et à une formation, à un niveau de santé amélioré et non régressif, à un logement décent et un accès à l’eau.
C'est le rôle d'une politique sociale d’assurer la régulation au jour le jour des tensions sociales et de doser les interventions de l’Etat en fonction des nécessités de l’économie. Les outils en sont le vote éclairé par un vrai débat parlementaire d’un budget social de la nation, des plans de relance de la croissance articulées plus clairement tant avec l’emploi et la lutte contre les inégalités qu’avec des réformes touchant l’amélioration du niveau de vie ; des indicateurs d’impacts et de changements attendus étant là pour éclairer le débat social.
L’art de la politique sociale conjoncturelle consiste dans un savant dosage des satisfactions accordées aux diverses classes et catégories sociales, les échéances électorales ayant un rôle certain quelque soit le pays.
Une opinion mieux informée est le gage de la stabilité, l’existence d’une opposition consciente des intérêts de sa classe et d’un syndicalisme fort qui défende tous ceux qui n’ont que leur force de travail et un emploi pour vivre, par la lutte pour l’Emploi décent, contre la dégradation du niveau de vie, la lutte contre l’appauvrissement et le déclassement social.
Un vrai dialogue social exige des instruments, des acteurs et des agents et enfin une opinion éclairée et sûre d’être informée correctement. Le pouvoir politique se doit d’avoir un dessein social, mais ce dessein ne peut s’accomplir sans des perspectives à moyen et long terme. Mais peut on planifier le domaine social sans un Plan tout court. Ceci est une autre histoire politique et sociale et le début d’un nouveau trouble obsessionnel compulsif pour le néo libéralisme.