Commentaires

Concours

Présentation du blog

Communauté : Economie et développement
Mercredi 28 octobre 2009

Deux principales grilles d’analyses ont fondé les débats de stratégie sociale. Les uns estiment que seul un développement et une croissance équilibrée et harmonisée peut en finir avec la pauvreté et que celle ci n’est pas due exclusivement à des facteurs internes mais aussi à des rapports de domination Nord sud. En d’autres termes l’ordre économique mondial fabrique la pauvreté.

 

D’un coté « la pauvreté de pénurie » et, dans les pays riches « la pauvreté de l’abondance », toutes deux sources d’une fracture sociale, dans chaque pays, qui tend à s’élargir. Au vrai, ce courant estime qu’il faut repenser les paradigmes du  développement car il y va de l’avenir de l’humanité.

La seconde grille voit dans l’ajustement structurel et dans la croissance tirée par l’ouverture commerciale la solution à la réduction de la pauvreté extrême et, ce faisant, reconnaît ainsi la pauvreté que crée une économie de marché c a p i t a l i s t e qu’elle soit de « bazar » ou post industrielle.

 

Plus de quarante années après les indépendances et, malgré les propositions pertinentes des pays du tiers-monde, la pauvreté, quel que soit son nom est là, et s’est élargie. Il demeure qu’il faut bien la connaître pour mieux la combattre et l’éradiquer en s’attaquant aux causes et non seulement à ses effets.

 

La vraie question est qui est pauvre en Algérie et non qui est pauvre dans l’absolu et selon des critères standards.

Les capacités de recherche et d’innovation, la maîtrise des technologies de l’information et des biotechnologies sont à la fois les moteurs de la croissance des économies développées et des instruments de domination des pays qui n’y ont pas accès mais dont le développement  dépend.

 

C’est ce qui fait de la question de l’ouverture et de la dépendance un des thèmes centraux du débat de société actuel et à venir. Comment, dans le cas de l’Algérie, parvenir à une ouverture dans une interdépendance positive, qui soutienne une croissance durable et préserve et consolide le développement humain, c’est une des questions abordées qui, sans prétendre à l’exhaustivité, proposait des pistes de réflexion axées sur l’approfondissement du dialogue social, dans la perspective de l’adoption d’un pacte national de croissance.

 

Les questions centrales étant  notamment les suivantes; Si l’Etat limite progressivement sa présence directe dans la sphère économique(production, distribution, commercialisation) et, donc, dans la distribution primaire des revenus doit-il pour autant s’abstenir d’intervenir pour corriger les  inégalités de revenus, et d’accès aux services essentiels au cadre et au mode de vie ?

 

Dans quelle mesure la redistribution actuelle permet-elle à la fois la croissance du niveau de vie et l’accumulation ? Dans une économie ou plus de la moitié des recettes fiscales proviennent de l’exploitation d’une ressource naturelle non renouvelable, par qui et comment s’effectue le partage de la rente entre accumulation privée, publique et consommation ? Les besoins fondamentaux évoluent et sont sans cesse élargis en économie de marché dont le ressort est le profit assuré par la consommation de masse.

 

Ainsi, si d’importants efforts d’investissements dans les infrastructures répondant à la couverture des besoins sociaux ont été réalisés, ils ont créé de nouvelles exigences que les écarts de revenus rendent plus criants. Il s’agit de répondre par une véritable orientation de l’économie aux besoins devenus fondamentaux de mieux se nourrir, de mieux s’instruire et se former, de mieux se soigner de mieux se loger, de mieux participer à la vie sociale et économique. C’est cette aspiration qui parcourt l’ensemble de la société qui doit guider le dosage fin de la politique sociale de l’Etat et, par conséquent, ses prélèvements et ses dépenses.

 

« Toute chose égale par ailleurs » ne peut-on pas imputer la faible croissance de notre économie  à la faible qualité de la satisfaction des besoins essentiels compte tenu des moyens mis en œuvre ?

 

Cette constation offre l’occasion de se pencher sur les efforts que l’Etat et la société civile, notamment, à travers le soutien accordé aux  activités du mouvement associatif, et mobilisent dans la couverture des besoins essentiels et dans la qualité des services tant dans la redistribution que dans l’égalité d’accès à l’amélioration des conditions et mode de vie notamment pour les catégories les plus vulnérables et plus largement dans le développement humain. 

 

Cela fait apparaître les avantages d’une approche intersectorielle du développement humain et la nécessité de mieux articuler les secteurs entre eux et avec cet objectif. En d’autres termes, chaque secteur, et tous à la fois, sont les composantes essentielles du développement humain qui justifie leur finalité. Ce dialogue appelle l’élaboration des instruments de mesure, d’évaluation et de contrôle de la dépense publique dans ses  relations avec le développement humain. Les propositions formulées tendent à enrichir les essais de présentation d’un budget social de la nation par le Ministère des finances..

 

L’Etat a un rôle incontournable. L’efficacité l’efficience et l’équité de la dépense sociale et publique seront de plus en plus évalués à l’avenir dans ce cadre. Il incombe au parlement d’en débattre et de contribuer à l’enracinement de la démocratie en Algérie. Certes l’élaboration des instruments est un processus de longue haleine qui appelle la participation de  tous autour d’un Pacte National de croissance. L’adoption d’un budget social de la nation est une composante essentielle de pilotage de l’objectif de développement et de redistribution. 

 

Pour ce faire, il est nécessaire d’examiner les questions liées au prélèvement et à la redistribution et en second lieu d’élargit la réflexion à la dépense publique à son évaluation et à son contrôle démocratique.

 

 Deux principales grilles d’analyses ont fondé les débats de stratégie sociale. Les uns estiment que seul un développement et une croissance équilibrée et harmonisée peut en finir avec la pauvreté et que celle ci n’est pas due exclusivement à des facteurs internes mais aussi à des rapports de domination Nord sud. En d’autres termes l’ordre économique mondial fabrique la pauvreté.

 

D’un coté « la pauvreté de pénurie » et, dans les pays riches « la pauvreté de l’abondance », toutes deux sources d’une fracture sociale, dans chaque pays, qui tend à s’élargir. Au vrai, ce courant estime qu’il faut repenser les paradigmes du  développement car il y va de l’avenir de l’humanité.

 

La seconde grille voit dans l’ajustement structurel et dans la croissance tirée par l’ouverture commerciale la solution à la réduction de la pauvreté extrême et, ce faisant, reconnaît ainsi la pauvreté que crée une économie de marché c a p i t a l i s t e qu’elle soit de « bazar » ou post industrielle.

 

Plus de quarante années après les indépendances et, malgré les propositions pertinentes des pays du tiers-monde, la pauvreté, quel que soit son nom est là, et s’est élargie. Il demeure qu’il faut bien la connaître pour mieux la combattre et l’éradiquer en s’attaquant aux causes et non seulement à ses effets.

 

La vraie question est qui est pauvre en Algérie et non qui est pauvre dans l’absolu et selon des critères standards.

Les capacités de recherche et d’innovation, la maîtrise des technologies de l’information et des biotechnologies sont à la fois les moteurs de la croissance des économies développées et des instruments de domination des pays qui n’y ont pas accès mais dont le développement  dépend.

 

C’est ce qui fait de la question de l’ouverture et de la dépendance un des thèmes centraux du débat de société actuel et à venir. Comment, dans le cas de l’Algérie, parvenir à une ouverture dans une interdépendance positive, qui soutienne une croissance durable et préserve et consolide le développement humain, c’est une des questions abordées qui, sans prétendre à l’exhaustivité, proposait des pistes de réflexion axées sur l’approfondissement du dialogue social, dans la perspective de l’adoption d’un pacte national de croissance.

 

Les questions centrales étant  notamment les suivantes; Si l’Etat limite progressivement sa présence directe dans la sphère économique(production, distribution, commercialisation) et, donc, dans la distribution primaire des revenus doit-il pour autant s’abstenir d’intervenir pour corriger les  inégalités de revenus, et d’accès aux services essentiels au cadre et au mode de vie ?

 

Dans quelle mesure la redistribution actuelle permet-elle à la fois la croissance du niveau de vie et l’accumulation ? Dans une économie ou plus de la moitié des recettes fiscales proviennent de l’exploitation d’une ressource naturelle non renouvelable, par qui et comment s’effectue le partage de la rente entre accumulation privée, publique et consommation ? Les besoins fondamentaux évoluent et sont sans cesse élargis en économie de marché dont le ressort est le profit assuré par la consommation de masse.

 

Ainsi, si d’importants efforts d’investissements dans les infrastructures répondant à la couverture des besoins sociaux ont été réalisés, ils ont créé de nouvelles exigences que les écarts de revenus rendent plus criants. Il s’agit de répondre par une véritable orientation de l’économie aux besoins devenus fondamentaux de mieux se nourrir, de mieux s’instruire et se former, de mieux se soigner de mieux se loger, de mieux participer à la vie sociale et économique. C’est cette aspiration qui parcourt l’ensemble de la société qui doit guider le dosage fin de la politique sociale de l’Etat et, par conséquent, ses prélèvements et ses dépenses.

 

« Toute chose égale par ailleurs » ne peut-on pas imputer la faible croissance de notre économie  à la faible qualité de la satisfaction des besoins essentiels compte tenu des moyens mis en œuvre ?

 

Cette constation offre l’occasion de se pencher sur les efforts que l’Etat et la société civile, notamment, à travers le soutien accordé aux  activités du mouvement associatif, et mobilisent dans la couverture des besoins essentiels et dans la qualité des services tant dans la redistribution que dans l’égalité d’accès à l’amélioration des conditions et mode de vie notamment pour les catégories les plus vulnérables et plus largement dans le développement humain. 

 

Cela fait apparaître les avantages d’une approche intersectorielle du développement humain et la nécessité de mieux articuler les secteurs entre eux et avec cet objectif. En d’autres termes, chaque secteur, et tous à la fois, sont les composantes essentielles du développement humain qui justifie leur finalité. Ce dialogue appelle l’élaboration des instruments de mesure, d’évaluation et de contrôle de la dépense publique dans ses  relations avec le développement humain. Les propositions formulées tendent à enrichir les essais de présentation d’un budget social de la nation par le Ministère des finances..

 

L’Etat a un rôle incontournable. L’efficacité l’efficience et l’équité de la dépense sociale et publique seront de plus en plus évalués à l’avenir dans ce cadre. Il incombe au parlement d’en débattre et de contribuer à l’enracinement de la démocratie en Algérie. Certes l’élaboration des instruments est un processus de longue haleine qui appelle la participation de  tous autour d’un Pacte National de croissance. L’adoption d’un budget social de la nation est une composante essentielle de pilotage de l’objectif de développement et de redistribution. 

 

Pour ce faire, il est nécessaire d’examiner les questions liées au prélèvement et à la redistribution et en second lieu d’élargit la réflexion à la dépense publique à son évaluation et à son contrôle démocratique.

 

 

Par zahir - Publié dans : reflexions - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus