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I Question : La mondialisation serait-elle le triomphe d’une politique ? 

Question 9 Enferrés dans des problèmes dépassés d’identité, les partis politiques actuels en Algérie ne permettent pas d’engager un débat éclairé et citoyen sur cette question. La recherche d’un consensus mou semble être leur seule préoccupation. Mais quels intérêts représentent –ils ? Nul ne le sait ou feint d’ignorer! C’est la « fin de l’histoire » : Pas de gauche, ni de droite et donc de classes sociales ; Tous unis dans un même combat : Celui de l’économie de marché sur laquelle chacun surenchérit. L’essentiel est dans le marché comme moyen et comme fin.

« La diplomatie des lacs », selon la belle expression de R. Debray, celle du consensus mou envahit le langage de nos partis politiques qui regrettent, paradoxalement, que la croissance soit molle. Quel consensus peut s’établir dans une société, alors  que celle ci laisse se développer de telles tensions déjà existantes ou potentielles ?

Il faut à présent regarder la réalité en face. Tant que l’on niera ces clivages d’intérêts de classe, tant que «les partenaires sociaux » se paieront de mots en prenant les images projetées comme la «vérité » révélée d’un vrai capitalisme créateur de richesses il ne saurait y avoir qu’un marché de dupe. Le  « cercle de la collusion » est alors instauré pour longtemps et c’est la reproduction d’un système bureaucratique d’accaparement d’une rente pétrolière gaspillée ou dilapidée « démocratiquement ».

L'expérience de l'exercice de la démocratie mérite amplement que tous lui accordent une attention particulière. Sans démocratie le social n'est que corporatisme. Sans démocratie la croissance ne peut être socialement harmonieuse et équilibrée.

 

II-Question : quelle est la réalité sociale actuelle?

Nous commençons aujourd'hui une réflexion sur la question des partis politiques et à leur position dites de classes. La notion est-elle universelle ou propre aux sociétés occidentales développées. Est elle une réalité sociale ou liée à un système électoral (représentation proportionnelle et scrutin majoritaire.) En Algérie comme dans tous les pays arabes les partis dits "de gauche" ou de "droite" n'existent pas  en tant que tels ou se cachent -ils sous la notion de "Peuple"? En d'autres termes qui représente les classes sociales les plus démunies ou la classe dite moyenne enfin qui défend les intérêts de la classe capitaliste ? Le clivage de classe n'est pas entre des groupes de partis mais traverse les partis. La classe la  plus nombreuse électoralement est celle des chômeurs et des jeunes. Comment transformer en langage dèmocratique les soucis et les problémes de cette classe sans sombrer dans le populisme de gauche ou de droite. C'est là la responsablité et le défi lancé aux partis lors  des élèctions à l'assemblée nationale du 10 mai prochain. Cela implique de reconnaitre  que le socle de ce qui définit la nation ne doit faire l'objet d'aucune utilisation par un parti. Le reste est dans le domaine d'un débat politique national dans le cadre de la reconnaissance du conflit social et du dialogue social

Question 10 Si il y a bien des classes sociales en Algérie comment peuvent elles être appréhendées:

1- Ceux qui ne possèdent rien ni terre, ni revenu, ni travail, ni savoir, ni formation, ni expérience professionnelle. Nombreux sont chômeurs depuis plus de vingt ans ; ceux qui de plus en plus s’apparentent à un lumpen prolétariat et qui n’ont aucun « réseau de relations ou encore de "kteff"». Ceux pour qui l’Etat était jusqu’ici celui des « démunis et des trois « révolutions » porteuses d’amélioration de leur sort. Elle représente au bas mot 60 à 80% de la population active actuelle soit prés de 2 millions de personnes.

2.-Il convient de tenir compte dans cette population celle des fonctionnaires et agents des entreprises publiques dont l’effectif total est de prés de 1.5 millions de fonctionnaires et plus de 300.000 agents d’entreprises publiques. Cette population a été touchée de plein fouet par le déclassement social.

Question 11.- Il y a  une classe en formation composée d’une minorité de « capitalistes patriotes » s’efforçant d’investir et de s’enrichir légalement en enrichissant autour d’eux par un emploi et un revenu décent. Cette classe « potentielle » réclame des encouragements dans un environnement où les lenteurs volontaires ou non d’une administration et d’un système bancaire à la recherche de leurs marques. Ce sont prés de 150.000 PME du secteur formel dont l’effectif est de prés de 10 en moyenne par entreprise pour les plus petites allant jusqu'à plus de mille pour les plus grandes.

Question 12. Il y a une nébuleuse de groupes spéculateurs spécialisés dont l’effectif n’est pas connu s’appuyant sur différents trafics que l’Etat pris, jusqu’ici, dans des opérations  vitales commence à peine à cerner.

Question 13. Quant à l’informel – autre mot pudique pour ne pas dire travail hors normes salariales, d’hygiène et de sécurité - il ne peut qu’être la preuve d’un capitalisme pur et dur fondé sur « une armée de réserve » faisant pression sur l’Etat afin d’encourager le dumping social et fiscal  et de subvention. Ses effectifs varient de 1 à 1.5 selon les enquêtes. L’importance de ces effectifs est telle que l’on ne peut qu’espérer qu’elle n’est qu’une réponse au manque d’opportunités d’emplois.

 Question 14. Il y a enfin l’Investissement Direct Etranger, IDE, qui en toute logique capitaliste se «rue » dans le secteur des hydrocarbures des mines et de l’énergie et bénéficie des facilités spéciales. Quels sont les effectifs de ce secteur et surtout quel est le poids de leur comportement social et « des valeurs d’entreprises » qui y sont diffusées restent à connaître.

A suivre 

 

Tag(s) : #Algérie

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