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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 12:53

La conclusion principale de cette analyse est :

 

 

·        Que le nouveau modèle économique résultant de la mondialisation, la globalisation et l’économie de marché est fondé sur le sous emploi en raison de sa formidable productivité.

 

 

·        Qu’il est parvenu à faire admettre le chômage qui lui est inhérent comme une responsabilité individuelle et donc comme une conséquence d’une décision volontaire de ne pas travailler !

 

·        Que la flexibilité des salaires et du travail est  la condition essentielle de la  compétitivité d’une économie définitivement ouverte.

 

·        Que l’organisation du travail doit faire place à la différenciation accentuée des compétences et à leur remise en cause permanente pour les emplois qualifiés.

 

·        Que les emplois non qualifiés et temporaires sont nécessaires à la tertiarisation.

 

·        Que l’intervention de l’Etat pour encourager la demande n’est plus nécessaire pour soutenir l’offre.

 

·        Que cette intervention soit, en revanche, reconvertie vers les actions de subventions ou de sauvetage d’institutions financières ou de production mises en faillite par leurs investissements de portefeuille spéculatifs.

 

 

Il en résulte, pour le monde du travail, l’hétérogénéité et l’atomisation des collectifs par différenciation des contrats de travail, oppositions d’intérêts individuels et collectifs et enfin affaiblissement du pouvoir de négociation collective par l’émiettement du mouvement syndical otage, par ailleurs, d’un chômage et d’une pauvreté grandissants et dorénavant structurels.

 

 

Entériner les nouvelles politiques sociales sans «inventaire », c’est admettre qu’il n’y a qu’un seul modèle d’économie de marché et de mondialisation. Les derniers événements de Seattle prouvent que cela ne va pas de soi.

 

 

Les révisions des politiques sociales doivent être appréciées en fonction de la pertinence de leurs effets sur la rentabilité et la compétitivité d’une part et du rééquilibrage des dépenses publiques vers l’investissement privé et les opérations de subventions ou de remises à flot d’autre part.

 

 

. La croissance économique et l’exigence du social.

 

La question est donc comment tirer parti et avantage de la mondialisation tout en sauvegardant la cohésion sociale ce qui donne à la politique sociale une  dimension stratégique ?

 

 

Dans le contexte actuel l’exercice principal des politiques économiques est le maintien problématique des équilibres macro économiques et financiers pour le remboursement de la dette. Les ressources dégagées étant absorbées par le service de la dette d’un appareil de production rendu obsolète et couvrant insuffisamment la demande solvable. Cet appareil de production  n’étant pas mis en condition de compétitivité internationale, la relance de la croissance par le commerce extérieur est problématique.

 

 

Le poids du commerce extérieur n’a pas le même sens dans tous les pays pour en faire le moteur principal de relance de la croissance. Pour le moment le commerce restructure par démantèlement des systèmes nationaux de production et consolide la dépendance à l’égard d‘un seul produit d’exportation.

 

 

Par ailleurs, l'introduction généralisée des mécanismes du marché et l’ouverture économique sans mesures de protection et de sauvegarde suffisantes, fragilisent davantage les systèmes productifs locaux, livrant des couches de plus en plus larges de la population au chômage. L’inertie du développement accentue à la fois la pression due au manque de ressources et à l’extension de la pauvreté.

 

Autant il est nécessaire et utile de promouvoir un cadre de participation élargi à la majorité de la population pour le libre choix démocratique de son devenir  et de la réalisation de ses aspirations, autant la contrainte des ressources et surtout les déséquilibres économiques, au plan international, qui génèrent une pauvreté matérielle grandissante, vident de toute substance ces objectifs.

 

 

Ces facteurs ont bouleversé les rapports existant au sein de la société entre l’Etat et les citoyens, l’Etat et la gestion de l’économie, l’Etat et la politique sociale. Ce sont ces mêmes facteurs qui, agissant sur l’organisation syndicale et son action conduisent à rechercher les voies et les moyens d’un syndicalisme adapté à une économie engagée dans de profondes réformes dans un contexte de sous développement.

 

 

Par Zahir Farès - Publié dans : économie et politique - Ecrire un commentaire
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