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Quelques réflexions sur les mouvements de main d’œuvre vers les pays développés et sur les fondements d’une politique tendant à les maîtriser

 Il y a dans un tel sujet matière à réflexion et à débats et surtout à une coopération mutuellement avantageuse entre les pays en développement et les pays riches. Cela suppose que les flux de main d’œuvre dite clandestine, compte tenu de leur permanence, soient traités dans leur véritable dimension, à savoir une demande réelle d'économies à la recherche permanentes de salaires faibles dans des conditions d’emplois et de couvertures sociales nulles que l’émigration régulière ou de deuxième génération refuse.

 

La logique d’exploitation du travail, contrecarrée par les restrictions à l’entrée trouve, dans ce commerce clandestin de main d’œuvre, un créneau tout aussi important que la contrebande de produits de consommation ou la contrefaçon.

 

Si les causes de départ du pays d’origine sont connues et sont exclusivement mises en avant, celles qui tiennent au pays d’accueil le sont rarement. Juridiquement ces mouvements sont clandestins et comme tels doivent être contrôlés et combattus. Il demeure que l’offre qui les fait naître est économique. Elle est bien réelle. Elle trouve dans le caractère clandestin une source d’exploitation que ne lui permet plus l’immigration régulière ou intégrée.

 

D’ailleurs, les économies développées ne procèdent-elles pas, régulièrement, à des régularisations de main d’œuvre clandestine ; selon l’OCDE, au cours de ces vingt dernières années l’Italie, la France, l’Espagne, le Portugal et les Etats Unis, ont procédé à la régularisation du statut de 3.572.900 personnes, dont 2.684.900 pour les USA seulement. Les conditions minimales de régularisation sont liées à une durée minimale de travail sur le territoire, justifiant, a posteriori, l’utilisation clandestine de la main d’œuvre, en dehors des règles du marché.

 

La main d’œuvre émigrée régulière qui vit globalement en marge de ces sociétés est confrontée à présent à une fracture créée par un volant de réserve pesant sur l’emploi des immigrés réguliers.

 

Si je m’arrête aujourd’hui à ce constat, c’est parce que je souhaite connaître vos réflexions sur les solutions prises et sur les voie et moyens d’une coopération avec tous les pays qui affrontent ces mêmes problèmes de défense des droits de l’homme.


Mon espoir est de voir se fonder ou se refonder la coopération avec les pays riches pour éliminer cette forme moderne d’esclavage qu’est devenue l’immigration dite clandestine dont les avantages sont d’un côté et les risques pouvant aller jusqu’à la mort, de l’autre côté.

 

Tag(s) : #un ordre international plus humain

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