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Communauté : blogueur africains
Mercredi 9 septembre 2009 3 09 09 2009 14:05

Le bilan du développement durable depuis le sommet de Rio est très contrasté au niveau des politiques et des résultats. Sans doute faudrait-il voir à la fois une double dichotomie entre la nature des problèmes, les moyens mis en œuvre et des approches qui restent incompatibles avec la vraie nature des problèmes. Les politiques qui en résultent se réduisent à des actions de proximité sans commune mesure avec la nature et l’ampleur du problème.

  Les systèmes de représentation sont en décalage structurel par rapport aux données réelles et objectives des besoins et aussi à leur validation sociale. Les bilans nombreux ont bien fait apparaître non seulement une pauvreté rémanente mais aussi une tendance à la paupérisation absolue. Les problématiques de développement durable se limitent à des approches très locales et très localisées alors que sont occultés les véritables problèmes de fond qui ont trait à l’inexistence de stratégies mondiales en la matière.

 

L’analyse des situations concrètes telles que vécues par les force sociales des pays en développement appellent une approche solidaire tant au niveau national qu’international.

 

Car le système néo-libéral, en raison des crises financières périodiques qui ébranlent les pays en développement, ne semble compatible ni avec un développement durable et équitable ni avec une démocratie réelle.

 

  • La Pauvreté l’exclusion et la marginalisation ont été amplifiées (si ce n’est ont accompagné) jusqu’ici, par les transitions à l’économie de marché dictée par « le consensus de Washington ». Les populations vulnérables en sont les premières touchées.

 

  • L’état  de droit et les droits de l’homme commencent par le droit pour le citoyen d’avoir un Etat. A l’heure de la mondialisation et de la dérégulation cette évidence ne va pas de soi. L’on assiste partout dans le monde à des dérives qui bénéficient à des centres de pouvoir maffieux qui utilisent les paradis fiscaux, les outils de communication en temps réels et enfin les marchés financiers qui sont devenus de véritables pouvoirs supranationaux pour blanchir les capitaux d’origine criminelle et investir le plus légalement du monde dans les pays qu’ils se proposent d’acheter. L’exemple russe est une illustration de «l’économie de l’ombre » et du principe selon lequel l’effacement de l’Etat donne lieu à des récupérations privées des pouvoirs de coercition qu’il abandonne.

 

Le dilemme est celui de mieux protéger les libertés individuelles contre les empiétements de l’Etat sans pour autant laisser les hommes livrés par la déréglementation du droit et des normes de travail, au pouvoir de l’argent quelles que soient ses formes d’acquisitions. Sinon on livre le pays à l’économie de casino et de la spéculation et les citoyens à la loi de la jungle. Les nouvelles formes de violence contre les droits de l’homme sont plus à craindre de l’effacement de l’Etat par la déréglementation mal maîtrisée. En un mot, les droits de l’homme, doivent inspirer une juste appréciation de ses droits à un Etat qui le serve et le protège.

 Droits de l’homme, cohésion nationale et sociale, globalisation et dérives maffieuses  impliquent donc un Etat qui ne peut plus se satisfaire de son fonctionnement actuel, et un droit international qui protège les droits de l’homme contre les multinationales, devenues les acteurs principaux dont dépend la survie des hommes. Sans cette double protection, la bonne gouvernance des   Etats revient à occulter les abus privés.

 

  • L’on constate une prise de conscience de la nécessaire réévaluation de la pensée économique dominante et de la gouvernance internationale qui s’en inspire et qui s’effectue à travers le G7 la BMle FMI l’OMC.

 

La nécessité « d’humaniser » la mondialisation s’exprime tant par un mouvement de la société civile des pays en développement (forum de Porto Allegre) que par la communauté des Nations. Celles ci se sont efforcés d’élaborer un nouveau consensus exprimé par différentes rencontres dont celle de Monterrey est la dernière et consacre « l’échec du consensus de Washington » qui a guidé les programmes d’ajustement structurel pendant plus d’une décennie.

 

Encore faut-il proposer de nouvelles politiques économiques et une nouvelle gouvernance à tous les niveaux global national et régional.

 

Il s’agit de«Rechercher des solutions novatrices et concrètes qui permettraient de sortir de la crise et de créer des conditions favorables à l’établissement d’un système économique international équilibré et à un développement durable, conciliant les exigences de la croissance économique, de l’équité sociale, du renforcement de la démocratie et de la préservation de l’environnement. »[1]

Ce nouveau consensus trouve ses fondements dans les travaux pertinents des institutions Onusiennes.

 

Les rapports de la Banque mondiale sur le développement constituent un corps de référence des problèmes centraux du développement. [2]

 

Mais cette approche est à dominante économico-financière, alors que l’objectif affiché est un développement durable et humain c’est à dire, selon le PNUD, un développement des « gens par les gens et pour les gens ».

 

Les Rapports annuels du PNUD en dresse le contour. Des centaines de millions de personnes sont dans l’impossibilité de sortir à eux seuls d’une situation qui ne permet pas de satisfaire les besoins les plus essentiels de l’homme.

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Cette approche est adoptée en 1976 par l’onu et en 1977 par l’ocde et confirmée vingt ans après à Copenhague 1995

 

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