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Communauté : blogueur africains
Lundi 27 juillet 2009 1 27 07 2009 08:36

Les politiques suivies par le FMI et la Banque mondiale sont en œuvre  à travers la planète depuis 1978 soit trente ans à présent. Une génération sur les cinq continents ne connaît d'autre politique économique que celle de  l'ajustement structurel. En 2009 3/4  de la planète est en récession accroissant de dizaines de millions le nombre de ceux qui étaient déjà pauvres.

L'ajustement a été conçu comme une  politique alternative fondée sur la croyance en un dogme, « la  loi des marchés » et non comme on l'entend souvent celle du marché, et se proposait de rétablir ainsi les conditions favorables à la croissance. Pour ce faire, deux phases étaient généralement imposées aux Etats placés, par les règles inégales des échanges internationaux, en situation d'insolvabilité ; d'une part la stabilisation du cadre macro économique par une réduction des déficits publics et une diminution drastique de la consommation et d'autre part, la restructuration de l'économie par la dérégulation , le désengagement de l'Etat et l'ouverture commerciale .


L'ajustement structurel était donc justifié par le non respect par les pays concernés des lois que des experts en économie, en finances, et en gestion se sont ingéniés à présenter comme intangibles. L'universalité des règles de l'économie de marché a eu pour conséquence de préconiser les mêmes outils d'interventions : dévaluation, réduction des dépenses publiques notamment sociales, suppression des subventions aux produits alimentaires, diminution de la consommation notamment par réduction des salaires réels, suppression du contrôle des prix.


Si bien que les programmes d'ajustement structurels ne différent d'un pays à l'autre que par le nom du pays concerné !. Le Fmi  étant ainsi à la fois médecin  qui au nom d'une science applique un traitement mais aussi un gendarme qui pénalise les infractions à une loi sur laquelle on finit par se casser le nez. La finalité des ajustements était donc de ramener les économies et les Etats à se fondre dans le moule universel de l'économie de marché afin de donner aux populations des opportunités plus grande d'amélioration de leurs conditions de vie. Le paradis oui mais à condition d'un  passage, à durée indéterminée, en enfer !


Il n'est pas dans mon intention ici de débattre du contenu des réformes et de  la stabilisation de nos économies. Ce qui est en cause à présent c'est la finalité de ces réformes. Tout se passe comme si l'économie et la finance devaient supplanter le destin des peuples au lieu d'en être l'instrument et de servir l'intérêt général. Cela serait acceptable si les règles de ces deux sciences étaient véritablement fondées objectivement et s'appliquait à tout le monde.  L'expérience des "P.A.S" dans le monde est suffisamment longue pour que leurs effets ne surprennent que ceux que l'on n'a pas consulté je veux dire les populations. Ce qui l'est beaucoup plus en revanche , c'est le revirement des politiques face à la crise qui a frappé dernièrement faisant suite à celles concernant l'Asie et la Russie et l'Amérique latine. Un tel revirement doit conduire à s'interroger sur la pertinence d'autres moyens que ceux préconisés ou si l'ajustement ne pouvait pas se faire avec moins de « casse ».


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