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ou comment définit-on généralement les différents indices servant aux négociations diverses sur les salaires le pouvoir d'achat de la monnaie etc en un mot ce qui fait l'évaluation économiuqe et social de  la vie tout court. 

Le pouvoir d’achat se calcule en rapprochant une somme d’argent, libellée en unités monétaires courantes, du “ mouvement général des prix ”. ou encore en appliquant la formule suivante : somme divisée par les prix à un moment donné ; somme fixe si l’on doit mesurer le pouvoir d’achat de la monnaie ; ou, au contraire, variable et égale au revenu ou au salaire (S) de la catégorie socio-professionnelle dont on désire suivre le pouvoir d’achat.

Si l’on doit s’attacher qu’au pouvoir d’achat des salaires ,  l’on prend plus particulièrement en exemple le salaire horaire des manœuvres de l’industrie des villes, tel qu’il est connu par des statistiques classiques. Tout ce qui se dit du pouvoir d’achat de ces salaires sera, sans difficultés théoriques ou pratiques, généralisé au pouvoir d’achat de tous les revenus et, de la monnaie elle-même.

I Qu’appelle-t-on salaire réel

1. C’est le pouvoir d’achat mesuré par rapport à une seule marchandise, on l’appelle souvent salaire réel .
2.  L’inverse du salaire réel est appelé prix réel. Le prix réel mesure la durée du travail qui procure le salaire nécessaire pour payer le prix de l’unité de la consommation considérée. Ex temps de travail nécessaire pour acheter un réfrigérateur.
Lorsque le prix réel baisse, le pouvoir d’achat monte proportionnellement et inversement lorsque le pouvoir d'achat baisse.

3. Chaque produit a son histoire. Le prix réel d’un produit a une évolution qui n’est identique à aucune autre.
L’évolution des prix réels est différente dans le temps dans l’espace et pour chaque produit, si l’on compare pays développés et pays moins développés. On voit en même temps le lien entre ces faits et les progrès des techniques de production.

Le gain de pouvoir d’achat est, dans chaque cas, proportionnel au progrès technique constaté dans la production du produit considéré. Le pouvoir d’achat des salaires et celui de la monnaie varient donc dans le temps d’une manière très différente selon qu’il s’agit d’acheter une auto, une ampoule électrique, du blé, une œuvre d’art, une coupe de cheveux.
Ceci pour poser le problème du choix des articles devient le problème central des indices de prix.

4. Indices synthétiques de prix et de pouvoir d’achat
Le but des indices synthétiques de prix est en effet de donner une image globale de l’évolution des prix. Les techniques d’élaboration de ces indices sont complexes. On notera seulement ici les éléments qui font diverger les indices et matérialisent l’impossibilité pratique de calculer un indice pouvant représenter correctement l’évolution de tous les prix à considérer dans les calculs de pouvoir d’achat.

4.1. En pratique, dans la plupart des pays, des indices statistiques de Laspeyres sont élaborés pour représenter le “ coût de la vie ”. On suit donc dans le temps le coût de “ paniers de consommation ” fixes. Ces “ paniers ”, au sens statistique du mot, contiennent non seulement des aliments et des objets manufacturés, mais des services (coupes de cheveux, visites médicales, etc.). Cependant, la composition même de ces “ paniers ” doit être changée assez fréquemment pour éviter un trop grand écart entre les structures effectives de consommation, qui évoluent rapidement, et la structure du “ panier ” retenu par les statisticiens.

En effet, les structures de consommation évoluent très vite. Ces structures influent fortement sur les valeurs des indices, puisque les prix de chaque nature de consommation n’évoluent pas parallèlement. Cela a pour effets: une réduction de la place dans le total – pondération – des céréales (dont le prix réel baisse beaucoup), et accroissement de la place des services (dont le prix réel baisse peu). Il en résulte que les indices construits sur des “ paniers ” anciens ou sur ceux de consommateurs pauvres montent presque toujours moins vite que les indices construits sur des “ paniers ” récents et sur ceux de consommateurs riches.

4.2. Le deuxième effet porte sur l’importance des travaux matériels pour relever, à périodes fixes, les prix d’un grand nombre d’articles en de nombreux points de vente. Il y a donc nécessairement des écarts entre le désirable et ce qui est réalisé.

4.3. Cette importance territoriale, le grand nombre et la qualité des relevés expliquent en partie la “ querelle des indices ”, en ce qui concerne l’assiette spatiale retenue. Cela permet au gouvernement de ralentir la croissance de l’indice en bloquant les prix de quelques services urbains, tels que les transports, certains tarifs de gaz ou d’électricité. Surtout, l’indice, quel qu’il soit, a une certaine structure, et cette structure est souvent contestée par l’opinion, comme ne reflétant pas la réalité.

La sensibilité de l’opinion aux indices du coût de la vie est si forte dans les périodes de forte inflation et de violentes revendications politiques que, malgré les efforts pour dominer les difficultés de calcul de l’indice et malgré une incontestable volonté d’objectivité scientifique, l’indice “ officiel ” est l’objet de critiques. Aussi, dans un grand nombre de pays, plusieurs syndicats de salariés, des groupements familiaux, des centres d’études calculent couramment leurs propres indices, qui, à long terme, en viennent à diverger notablement entre eux. La plupart des nations occidentales ont, la période, 1950/1999 enregistré des résultats brillants (multiplication par 2 à 3).

Cependant, le Tiers Monde, c’est-à-dire les deux tiers des hommes vivants, n’a accru et n’accroît que très faiblement son pouvoir d’achat, par suite de la lenteur des progrès de la productivité de son travail. En résulte le douloureux problème de la coexistence, sur la même planète, de peuples riches et de peuples très pauvres.
L’évolution du pouvoir d’achat élément fondamental de synthèse

5.Quelques précautions à prendre pour ces calculs dynamiques

 
5.1 Il faut en premier lieu choisir une période d’au moins dix ans pour pouvoir apprécier cette évolution. En second lieu interpréter les pics et les infléchissements. En troisième lieu pouvoir dégager les éléments constitutifs de ces évolutions. L’écart entre revenu brut et revenu net (rémunération perçue après déduction des cotisations sociales) s’est-il amplifié ?


5.2. En outre, les rémunérations se diversifient sensiblement. L’évolution du pouvoir d’achat des ménages ne dépend plus aussi étroitement qu’auparavant de leur revenu d’activité, même si cette dernière reste déterminante.

5.3. De même, la modification de la composition des effectifs salariés (effet démographique sur la population active, emplois “ précaires ” pour les jeunes, amélioration de la qualification, cessation d’activité plus anticipé l’institution de la retraite à soixante ans et des réductions d’effectifs) se traduit par des “ effets de structures ” qui masquent certaines réalités. Ainsi, la baisse du pouvoir d’achat d’une catégorie socioprofessionnelle peut être engendrée par un rajeunissement des effectifs, se traduisant par l’accroissement de la proportion des salaires les plus bas.

Il résulte de tout cela que l’on doit ainsi faire apparaître la part des particuliers dans le partage de la richesse nationale et si le revenu disponible des ménages a progressé par rapport à la richesse nationale. La comparaison entre ces deux évolutions témoigne d’un partage de la valeur ajoutée, qui s’effectue désormais au profit des entreprises qui, grâce à la maîtrise des coûts salariaux, peuvent plus facilement investir et développer leurs fonds propres. CQFD ! ou pour les plus jeunes :Ce qu'il fallait démontrer! est ce clair:  une statistisque n'a qu'une valeur relative à la démonstration sociale qu'elle est en dernier ressort, censée, servir.

Tag(s) : #économie et politique

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