La « tourmente de la mondialisation néolibérale » aurait-elle pour but de brouiller les cartes et ce que celles ci supposaient comme réorganisation ou redistribution des pouvoirs dans et entre nations ? A première vue, il semblerait qu’un alignement s’opère sur une situation désormais quasi générale : un affaiblissement historique de l’antagonisme entre des prétentions politiques rivales.
Serait-ce la fin de l’Histoire ou celle d’une histoire politicienne.
En d’autres termes, il est bon de s’interroger sur les causes et les effets de cette situation « où le citoyen ne sait plus ce que 1+1 font ».
Alors, l’on ne s’étonnera pas du nombre d’abstentions dans la course électorale et/ou de pouvoirs élus à moins de 20% du corps électoral. En effet ; « A quoi sert mon bulletin de vote
puisqu’il n’y a qu’une seule politique possible » et le citoyen préfère ainsi aller pécher plutôt que voter
Il est pour le moins paradoxale, pour certains, « que M. Nicolas Sarkozy est parvenu à se faire entendre des couches populaires les plus fragilisées. » Les mêmes observateurs en
concluent, objectivement, que les pouvoirs, dans l’Europe actuelle, appliquent pour un grand nombre, le programme de la droite extrême ou réactionnaire (ie immigration zéro ou sélective) et une
politique économique libérale.
Le « cauchemar» devient alors réalité ; et l’on assiste à la démonstration par le ralliement de certaines personnalités dites de gauche, que
la droite est le plus sûr garant des espoirs de la gauche.
Le principe de convergence, effacerait ainsi le clivage de la lutte d’une classe contre une autre : Vieille relique disparue avec l’ex URSS et son mur à Berlin. Il est temps de rechercher au-delà des apparences ce que signifie ce mouvement et d’en apprécier la portée sur les pays de la périphérie du monde
capitaliste.
Une telle approche semble ignorer notamment ;
1. Que la mondialisation voulue par le grand capital accentue encore plus le fait de sociétés d'aliénation. La classe dominante laisse la plus grande partie de la population mondiale dans le
sous-développement, avec ses conséquences terrifiantes : famines, sida qui tue par millions.
2. Cette logique qui consiste à exploiter de nombreux pays (en les maintenant ainsi dans la misère) est appliquée par les différents pays capitalistes, du fait du système économique tel qu'il
est.
3. Comme toujours, les attaques contre les droits des travailleurs se multiplient. Parallèlement, on assiste à une dilution de la conscience de classe, dont la conséquence électorale la plus
visible est l'importance du vote d'extrême-droite dans les milieux populaires, symptôme d'un désespoir devant l'absence apparente d'alternative (et, pour le coup, d'une disparition de la
conscience de classe).
4. Il n'y aura de progrès effectif qu'avec un renforcement de la conscience de classe, et la défense d'une alternative à même de mettre fin
au drame de l'exploitation et des inégalités. Comme l'écrivait Marx : "abolissez l'exploitation de l'homme par l'homme, et
vous abolirez l'exploitation d'une nation par une autre nation".
à suivre
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Commentaires