La convergence s’effectue dans trois directions ; la déréglementation, les transferts sociaux et enfin la fourniture de biens et services.( [1])
L’économie de marché doit être libérée des interventions de l’Etat dans la régulation des activités, c’est ce que l’on appelle la dérégulation (salaires minimums, durée du travail, transport aérien intérieur, etc.) Plus précisément, pour le travail, la dérégulation c’est la flexibilité qui portent sur les salaires et leur fixation par l’entreprise, sur l’emploi dont le volume doit s’adapter à la demande de l’entreprise ; c’est la précarité. Elle porte enfin sur le temps de travail, c’est le travail à temps partiel.
En second lieu, les transferts sociaux qui créent des revenus indirects limitent le revenu direct et fausse l’orientation de la demande et de l’offre et l’allocation des ressources. En outre ces transferts financés par l’impôt et des cotisations accroissent le coût du travail. La protection sociale outre qu’elle alourdit les charges est confrontée à des déficits dont la couverture grève le budget de l’Etat, l’économie et sa compétitivité. Elle doit donc être repensée et orientée vers un filet social minimal pour les personnes vulnérables ou difficilement réinsérables. Pour les autres, il incombe au marché des assurances de couvrir les risques de santé et selon, les règles de la capitalisation, les retraites.
Enfin, l’Etat produit des biens et des services qui ne sont pas soumis à la logique du marché pour la plupart, notamment, ceux qui constituent les fondements de sa politique sociale : l’éducation, la santé, le logement. Des prélèvements doivent être opérés pour couvrir l’écart entre leur prix de revient et le prix demandé aux usagers qui peut être nul comme dans le cas de l’éducation.
Du côté de l’offre de ces biens et services, les dépenses qu’elles impliquent se retrouvent sur le marché et influencent la demande. Par ses investissements et son activité économique soumise aux règles du marché, par les entreprises nationalisées, l’Etat réduit les possibilités d’investissements privés en les concurrençant sur les marchés financiers (effet d’éviction). La solution c’est la privatisation de ses actifs ou de la fourniture de services collectifs, qui lui permettra de couvrir ses déficits (postes, télécommunication, ouverture du capital des entreprises d’Etat, privatisation de l’offre de soin, des universités etc.).
Le même modèle s’applique dans tous les pays, c’est l’économie de marché par opposition à celle de l’Etat providence
[1] L’absence du BIT comme partenaire aux négociations périodiques de l’OMC à Seattle et la présence de M. Bill Gates comme hôte de la conférence montrent symboliquement ce que convergence des normes de travail veut dire pour l’OMC. Des normes minimales qu’elle entend imposer au nom des principes de concurrence d’une économie où les multinationales sont prédominantes.
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