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Pour être crédible la vie associative, plurielle, doit se refuser à engager des actions qui relèvent de préoccupations liées aux échéances électorales. Il faut en finir avec les faux espoirs qu'on tente d'inculquer aux citoyens de règlement de leur problème par la prise du pouvoir. A ce compte ‑ la vie politique devient une insurrection permanente.

 

Ces quelques repères devraient inciter à la réflexion et pousser à sortir des sentiers battus. En redonnant vie aux formes traditionnelles de consensus et de dialogue, qu'une pratique politique s'est ingéniée à détruire, le système sera plus proche des démocraties modernes que certains voudraient lui en faire douter. Tout ce qui a été décrit, ici, existait déjà mais a été plus ou moins laminé par la période coloniale et la pratique d'un pouvoir parasité par la bureaucratie et qui a tourné le dos à ses origines ;
 

L'on a occulté le fait que les crises, depuis 1962, sont l'expression de l'accaparement du pouvoir et de la société par une logique bureaucratique, héritage inconscient d'un certain jacobinisme par contagion, au détriment des citoyens qui ont fini par ne plus se reconnaître dans la pratique de l'autorité et du pouvoir par leurs élites.

Ils attendent des nouvelles élites, qu'elles soient seulement un nouveau pouvoir qui reconnaisse leur mode d'expression traditionnel, qui est tout autant, dans la presse et la radio, la télévision ou les partis politiques, que dans les différentes formes de participation à la vie collective que sont les groupements sociaux et la vie associative libre.

 

La modernité n'est pas dans la conformité servile à un modèle, qui encore une fois est pratiquement obsolète dans les pays riches, mais dans l'efficacité des moyens mis en oeuvre pour faire en sorte que les rouages de la société soit impliqués dans la gestion du pouvoir et de l'État.

 

Rapprocher le processus législatif des citoyens c'est, par définition, l'objet de la démocratie. Il faut comprendre que les formes en la matière ne se limitent pas au système électoral. Elles peuvent aussi prendre appui sur des consultations qui ménagent la participation de toutes les structures communautaires ou associatives, sans exclusive. Ceci signifie que la consultation ne peut se restreindre aux seules associations dites « démocratiques », qui très souvent sont des partis politiques clandestins, mais doit s'ouvrir aussi aux formes traditionnelles d'autorité et redonner à la famille, comme cellule de base, une fonction sociale trop longtemps négligée. C'est la condition principale à l'échec de toute tentative de bouleversement des fondements consensuels de la nation.

 

La participation du citoyen ne saurait donc être réduite au bulletin de vote, ni aux partis politiques, ni à une délégation pour une période. Elle est dans une consultation permanente des citoyens et de tous ceux qui, à un titre ou à un autre, exercent, pour eux, une parcelle de pouvoir. La démocratie ne signifie pas le droit d'exercer l'autorité mais celui d'accéder à des fonctions d'intérêt général, pour servir et non se servir.

 

Car, en effet, il s'agit de procéder à une véritable restauration de l'État.

Tag(s) : #reflexions

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