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En raison d’un chômage important et persistant et d’un ralentissement de la croissance, le poids des prélèvements obligatoires s’est accru, dans la totalité des pays industriels.


Durant les premières années de la crise la plupart des gouvernements se sont efforcés de maintenir le niveau des prestations en optant soit pour le recours au déficit budgétaire, soit par  accroissement de la pression fiscale  ; le souci étant, de préserver la protection sociale et la recherche d’une plus grande justice sociale, mais il était aussi de maintenir la demande solvable et d’atténuer le cycle de la dépression économique.

 

Mais la persistance de la crise a amené les gouvernements à prendre de sévères mesures de régulation, et même de restrictions des prestations, ainsi qu’à adopter des réformes de financement avec une participation accrue des salariés.

 

Au delà   de la crise du système c’est la notion de responsabilité –        par manque de participation des assurés – qui est en cause.

Conçue comme une assurance collective, impliquant l’effort de chacun –la sécurité sociale, est demeurée, très souvent, dans son application, un système reçu comme une assistance ou comme la reconnaissance des seuls droits au détriment des devoirs de chaque citoyen.

 

La protection sociale est à la fois un mécanisme de solidarité et de répartition secondaire Il est pour le moins irréaliste de ramener ce qui fait l’originalité culturelle de chaque peuple à un même modèle de solidarité et de protection sociale. C’est aussi dans ce domaine que l’on peut plaider l’exception culturelle auprès de l’OMC.

 

Ces quelques faits montrent les limites d’un calcul fondé sur un coût circonscrit aux parties directement concernées. Le postulat de ce calcul est qu’un système économique de marché ne reconnaît que la production marchande et rentable fondée sur le calcul des coûts directs compensés directement par l’échange sur le marché.

 

Toute approche de ces questions se doit de placer en perspective les problèmes d’organisation et de fonctionnement de la protection sociale avec leurs finalités sociales économiques et politiques et les exigences de l’économie de marché. Cela permet de faire apparaître : 1- sans ambiguïté le rôle primordiale de la protection sociale dans ces trois volets de développement humain de couverture des risques et de protection des plus faibles dans la relance de la croissance.

 

2- de donner un cadre de référence pour une appréciation de la notion d’équilibre financier dynamique.

3- de contribuer à améliorer les outils d’évaluation dans une perspective d’une plus grande responsabilisation de la nation à travers les différents organes de représentation dans l’évolution et la sauvegarde du système.

4- de proposer des programmes d’améliorations de l’organisation et du fonctionnement susceptibles de donner naissance à une concertation nationale et sociale pour un véritable plan d’action multi sectoriel à court moyen et long terme.

 

C’est dans cet esprit que peut être fondé un dialogue démocratique national entre les forces économiques et sociales ; et que pourra être lancé le traitement du dossier sur le fond évitant ainsi le reproche de ne l’avoir pas traiter à fond ! Evitant aussi que le débat esquive le fond pour se réfugier dans la forme.

 

Car, en toute chose, il est vital de considérer la fin. La fin essentielle de la protection sociale est la solidarité et la cohésion sociale. En rappelant ces finalités on évite que la technique occulte, alors, la fin, et que l’intérêt particulier ou catégoriel prime sur l’intérêt national.

En mot, pour paraphraser le conseil d’un chinois illustre au démarrage de la transition vers l’économie de marché :  « traverser l’oued en tâtant chaque pierre »

 

Tag(s) : #Algérie

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