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Communauté : Economie
Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /2007 13:06

 

L’évolution de l’emploi et du chômage a connu une période négative de 1987 à 1999 et une reprise à partir de 2005/2006.

En effet, depuis 1987, le chômage n’a cessé de s’aggraver, et en 1998, le nombre des chômeurs était évalué à plus de 2,3 millions de personnes, soit 29,2% de la population active. selon l'office national des statistiques il atteint 12,3% au 4éme trimestre 2006 

 

Cette aggravation du chômage de 1987/1999 résulte non seulement de la baisse sensible des créations d’emplois mais également des compressions d’effectifs. Les réformes, en effet, induisent des restructurations économiques, qui donnent lieu à des licenciements massifs (500.000 entre 1994 et 2000, soit plus de 8% de la population occupée), sans que de nouveaux emplois soient offerts en quantité significative.

 

Les emplois alternatifs à faible valeur ajoutée, institués dans le cadre du dispositif d’aide à l’emploi des jeunes, deviennent de plus en plus importants, relativement aux emplois permanents.

 

Parallèlement, l’emploi dans le secteur informel progresse de façon soutenue. Ce secteur regroupe des personnes travaillant pour leur propre compte, dépourvus de registre de commerce, donc non enregistrés auprès des services fiscaux et ne payant pas de charges sociales.

 

Dans le même temps, la demande continue de croître au rythme de 250.000 demandes additionnelles par an.

Cette situation était directement liée à l’évolution de l’économie au cours de ces deux dernières décennies.

 

Les différentes mesures initiées peuvent être répertoriées, sous les rubriques désormais conventionnelles  de mesures actives et  mesures passives. 

 

 

Les mesures actives intègrent ou ont déjà intégré, un effectif en poste de l’ordre de 530.000 personnes pour l'année 2000. Si l’on exclut les micro-entreprises et le micro-crédit, dont les dispositifs de financement sont particuliers, les autres mesures actives financées sur des dotations budgétaires, ont mobilisé au total, durant l’année 2000, une enveloppe de l’ordre de 35 Milliards de DA.

 

 

Les mesures passives  (y compris les allocataires de l’AFS) ciblent au cours de l’année 2000, un effectif total de l’ordre de 615.000 personnes (AFS : 420.000 ; assurance chômage : 175.000 ; retraite anticipée : 17.000). Ces allocations représentent un coût annuel total de l’ordre de 10 Milliards de DA, dont les 50% sont supportés par les dotations budgétaires pour le financement de l’AFS.

 

Au total, l’ensemble des dépenses consacrées à l’emploi et à la lutte contre le chômage représentent une proportion de l’ordre de 1,10% du PIB. C’est là un niveau de dépenses relativement faible quand on le compare à certains taux observés dans les économies de marché au niveau mondial. Le niveau des dépenses publiques relatives aux mesures de la politique de l’emploi a représenté des proportions oscillant entre 2% et 5% du PIB dans les pays de l’OCDE, durant la décennie des années quatre vingt dix. Un pays en transition vers l’économie de marché, la Pologne, a consacré en 1994 près de 2,5 Milliards de dollars, soit 2,2% de son PIB au financement des mesures de la politique de l’Emploi.

 

Malgré ces différentes mesures, et en l’absence de relance de l’économie, le problème du chômage reste préoccupant non seulement du fait de son ampleur mais surtout par sa progression régulière que toutes les tentatives menées pour le stabiliser à un niveau tolérable n’ont pas réussi à juguler.

 

L’excédent en offre  de travail, la rareté et la précarisation toujours plus grande des postes de travail proposés, ont changé le comportement des chômeurs qui se retrouvent dans un environnement très contraignant et face à un marché du travail de plus en plus concurrentiel. De ce fait, ils ont révisé à la baisse leurs exigences en matière de salaire  eu égard à leur qualification, ainsi qu’en matière  de lieu de travail et de statut de l’emploi. En effet les salaires n’ont pas connu de progression significative pendant la période concernée. Le salaire minimum légal était de 8000 da en 2000 (environ 80 euro)   

 

 

 

Par zahir Fares - Publié dans : économie et politique - Ecrire un commentaire
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