1. Cette attitude conduit à omettre le fait que la formation dispensée est le fruit de la rencontre créatrice d’une connaissance et d’une pédagogie mais surtout celui d’un long processus qui va d’un capital de connaissances nationales et universelles jusqu’au maître devant l'élève, en passant par une véritable « tour de distillation » et de transmission du savoir (l’économie, les sciences la recherche, la pédagogie)
2. L’isolement est dans la distanciation avec les besoins de l’économie illustré par l’effacement de l’enseignement technique et à finalité professionnelle par sa déconnexion de perspectives de promotions ultérieures dans la filière. Cet enseignement est perçu par les élèves et les parents comme une impasse à la promotion sociale, dévalorisant simultanément son statut.
12.1 C’est ainsi que la majorité des personnels qualifiés(pétrole et autres activités industrielles, administrations centrales et locales) ont été formés hors structures du système d’éducation entre 1966 et 1985 dans la phase de croissance accélérée de l’emploi. Au moment ou s’amorçait la montée inexorable du chômage (1985/88) l’on assiste à la régression des effectifs de l’enseignement technique qui ne représente, vingt ans après l’option pour une école fondamentale et polytechnique, que 7,45% des effectifs des enseignements secondaires, et par voie de conséquence une baisse des candidats aux formations du même type dans le supérieur. Simultanément on assiste pendant cette même période à la fermeture de la formation en entreprises (réduite à 13.000 postes en 1999), à la fusion-élimination des formations d’ingénieurs et techniciens supérieurs et des Ecoles pour l’administration (ENA CFA ITE etc.)
12.2 Le décalage de cette deuxième période, celle du chômage persistant depuis 15 ans réside dans la disparition d’un capital de formation hors éducation qui aurait du servir aux formations de reconversion d’insertion ou de réinsertion en un mot d’appareil de formation continue.
13. L’arrêt de la croissance et le chômage ont changé les données de cette relation. L’équilibre de la relation emploi :formation n’est plus seulement en termes de balances entre capacités de formation et emplois mais il est aussi dans sa mise en cohérence avec un véritable marché du travail organisé et transparent et dont l’équilibre est déterminé par le volume de la production, les salaires, déterminant à leur tour a la fois l’offre et la demande de formation et leur équilibre.
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