4 - Les fondements universels du droit à la protection sociale.
Chaque société organise son propre système de protection sociale. Mais le dénominateur commun reconnu de façon solennelle par la communauté internationale est fondé sur la reconnaissance d’un droit à un minimum de sécurité.
Le champ de ce droit variant en fonction du niveau de développement des forces productives et des rapports entre les forces sociales. Son extension, sa stabilisation ou ses reculs résulte de l’arbitrage entre capital et travail, accumulation et consommation, salaires et profit ou plus largement du système de distribution qui détermine l’allocation des ressources d’une société.
4-1 Reconnaître le droit à la protection sociale c’est :
D’abord admettre dans les sociétés marchandes que le travail ne commande pas en tout temps le revenu.
C’est organiser des canaux de transferts sociaux sur la base d’une solidarité institutionnelle qu’elle soit professionnelle ou nationale.
C’est enfin mettre en place un système de Sécurité sociale clé de voûte autour de laquelle s’organise la protection sociale dans sa dimension d’action sociale et de couverture »des coûts de l’homme »
4-2 Mais c’est ainsi reconnaître que la sécurité sociale suppose des politiques sociales en amont et en aval touchant les conditions de travail, les mode de vie et le cadre de vie qui ne sont pas sans effets sur les risques supportés par l’action sociale et la sécurité sociale
La protection contre les risques liés à l’inactivité implique des actions de prévention qui conduisent à rechercher une meilleure organisation sociale.
La reconnaissance d’un droit à un revenu détaché du travail pose deux problèmes celui de la redistribution et celui de la justice sociale et non plus seulement celui de solidarité.
Les institution sociales de protection s’inscrivent dans une finalité à la quelle elles contribuent qui leur donne leur sens et qui les dépasse Elles sont partie d’un tout d’une politique de redistribution.
Elles sont pour l’essentiel une action corrective liée à une situation sociale de faiblesse, pouvant être aggravée par certains risques et ou l’inadaptation (vieillards familles handicapés défavorisés)
Les finalités dans lesquelles s’inscrivent ces actions correctives sont celles qui touchent les relations professionnelles le mode de vie (l’éducation et la santé), le cadre de vie (habitat logement), la vie sociale
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