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Communauté : Economie et développement
Jeudi 30 août 2007 4 30 08 2007 10:55

La profondeur des débats qui ont agité l'opinion publique française a eu pour principal résultat de faire de l'Algérie, un axe de politique intérieure en France qui dépasse les clivages traditionnels. Les positions et appréciations portées feront que la classe politique, en France, dès que se posent des questions concernant l'Algérie, se déterminera, en fonction de ses convictions personnelles, beaucoup plus qu'en raison de choix idéologiques.

 

Il en sera ainsi, bien plus tard, pour la communauté dite des « Pieds noirs » qui, avec le temps, réagira sur ces questions en fonction d'un sentiment d'appartenance affective à une nation qu'ils ont vu naître, certes dans la douleur, mais qui, une génération après, ne les laisse pas indifférents. Petit peuple vivant très souvent la même vie quotidienne que d'autres algériens et qui fut utilisé comme arme par les gros possédants de la colonisation.

 

Qu’un long temps après, cette communauté garde jalousement ses traits caractéristiques et un certain particularisme culturel méditerranéen en est la preuve. On est « Pied Noir » d'Algérie, comme on est breton. Communauté forcée au départ en raison d'une volonté de rupture affirmée par les dirigeants de l'O.A.S, mais qui aurait pu tenir sa place dans l'Algérie à laquelle croyaient ceux qui ont signé les Accords d'Evian en 1962 et que l'on ne peut soupçonner de faiblesse en matière de nationalisme.

 

Ils influenceront toujours les relations de la France avec l'Algérie et cela de façon positive. L'on ne pouvait passer sous silence ce groupe important de l'opinion publique française dans ce tableau des idées politiques en France entre 1954/62.

 

En deux ans, une insurrection s'est donnée les attributs essentiels de la souveraineté et les outils d'un pouvoir dont la logique est de demeurer imprenable. Car il doit en être ainsi si l'on veut conduire à son terme la lutte armée. Mais en affirmant l'unicité de direction dans l'action, il est évident que le Congrès de la Soummam entendait sauvegarder ce même principe après l'indépendance.

 

Le seul vrai débat, pour ceux qui avaient compris cette logique, était quelle organisation, armée ou civile, en hériterait ? De là naîtra aussi l'échec de tous ceux qui voulurent s'approprier personnellement le pouvoir. Mais l'on ne saurait réduire le nationalisme à ces trois sources principales ; une république démocratique et sociale. L'on doit évoquer, dans ses origines et dans son expression la plus élaborée, l'apport des intellectuels.

 

Par zahir Fares - Publié dans : reflexions
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