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Communauté : Economie
Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /2007 07:26

 L’économie se mondialise, chacun est désormais convaincu que l’économie de marché est le moins mauvais des systèmes et enfin les nouvelles technologies ont accru la gamme des biens et services offerts rendant les consommateurs plus exigeants.

 Pour un grand nombre de pays développés, ces facteurs ont contribué à créer de nouvelles richesses et alimenter le progrès social. Ils soutiennent le développement économique. Les signes  et les promesses de prospérité pour la planète sont liés à une décennie de croissance aux USA, à l’émergence des « tigres » en Asie du sud est, au dynamisme de l’Europe qui s’élargit à 10 nouveaux pays et enfin au réveil de la Chine. Une interdépendance des économies s(impose de plus en plus. Des économistes en sont venus, alors, à prêcher les dogmes d’une nouvelle économie d’où seraient bannis les cycles et les crises. La réalité est encore bien loin de ce tableau idyllique.

 

1)      En premier lieu, le cycle est consubstantiel à l’économie de marché. Les facteurs de croissance comportent inévitablement des surinvestissements  déséquilibrants ; L’euphorie entraîne  une croissance prolongée mais aussi des bulles financières. Les ajustements se transforment souvent en récession par excès de pessimisme et en krachs financiers[1]. L’histoire économique de cette décennie (crise asiatique,marasme japonais ralentissement économique  dans les pays de l’OCDE) a mis un terme au mythe d’une « nouvelle économie ». Enfin sans le manque d’éthique et d’intégrité de l‘entreprise peut être la cause de la faillite du marché.

 

2)      Le 11 septembre a souligné la fragilité de la prospérité fondée sur les principes tout aussi fragiles de démocratie, de l’économie de marché et de paix.

 

Jamais la planète n’a connu des perspectives aussi favorables de développement économique et social mais jamais la richesse créée ne fut plus mal partagée et la pauvreté s’est élargie.

 

Il est admis que réduire le champ du marché par des distorsions de concurrence ou par des mesures fiscales excessives ou un dispositif réglementaire, peut affecter la croissance. Mais, chacun trouve légitime l’intervention publique pour la régulation macro économique des cycles et pour définir et gérer le cadre juridique et les structures qui conditionnent le fonctionnement normal de l’entreprise et du marché.

 

Enfin la mondialisation qui rend caduques certaines interventions nationales appelle, elle aussi, des régulations nouvelles telles que la coordination et la création de centres de décisions. Cette même mondialisation a, en outre, deux grandes conséquences ;

 

  1. La compétition[2] entre les nations pour attirer les capitaux entraînant une importance nouvelle des politiques structurelles (qualité de l’environnement, et règles juridiques concernant l’entreprise et le marché, le poids des charges fiscales et sociales, le droit du travail et plus largement le rôle et le poids de l’Etat) ;

 

  1. face à ces facteurs, l’urgence pour les Etats de coopérer entre eux est apparue pour réguler les économies et pour lutter contre les manifestations criantes d’inégalités entre les nations riches et pauvres.

 

Au regard de ces facteurs la politique économique ou la régulation ne peut plus se concevoir dans un cadre mécanistes tel qu’il existait il y a plus de deux décennies. Il est de la plus grande importance au moment où un pays s’engage dans la voie de l’économie de marché d’examiner la question sous les angles principaux suivants :

 

  1. quelles sont les finalités de la régulation économique,

 

  1. quels sont les facteurs qui ont conduit au changement du système et qui entraînent une régulation créant et renforçant la compétitivité : les rapports entre les différents marchés et la régulation,

 

  1. les réformes portant sur les structures, en particulier celles touchant la santé, la solidarité intergénérationnelle, la fiscalité, et enfin la réforme de l’état.

 

  1. quelle régulation pour une croissance équilibrée et harmonisée.

 

  1. quid de la régulation mondiale ?

 

Une telle approche qui part de faits concrets devrait permettre une compréhension des grandes questions actuelles d’une part, et de sortir de débats réducteurs comme celui de privatisations/nationalisations d’autre part. il nous parait important d’élargir la réflexion à l’Europe et au monde. Une telle démarche implique par conséquent une vision à moyen et long terme.

 

 fin



[1] Voir Olivier Brossard « d’un Krach à l’autre » Grasset.

[2] Ou le dumping fiscal économique et social.

Par zahir Fares - Publié dans : Algérie - Ecrire un commentaire
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