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En effet la démocratie appelle la participation des citoyens au fonctionnement des institutions Or que voit -on actuellement dans les pays arabes ? crédités par les médias de l'occident de bons élèves du processus engagé. en Egypte, c'est le retour de l'armée ;car c'était le seul moyen de mettre un terme à l'anarchie. En Tunisie la classe bourgeoise a réussi le tour de force à revenir au pouvoir par les urnes, exploitant la peur de la classe moyenne de voir s'installer l'instabilité. En Libye, pays ou les tributs ont toujours joué un rôle dans le pouvoir centrale, l'on a assisté depuis l'exécution de Kaddafi, à un véritable découpage du pays selon les intérêts tribaux et les champs de pétrole. Le cas libyen a créé un pôle de concentration d'armes, livrés par la coalition occidentale entrainant le développement du terrorisme dans tout le SAHEL. je m'interroge sur cete situation dans laquelle tout change à condition que rien ne change. Le changement est le prétexte que les communicants ont inventés è cet effet.

Aussi Je dois m’interroger sur le contenu du changement ; de quel changement s’agit-il ?

Le cas algérien et le chagement

Changement du ou dans le système ? Sur les plans économique, social, ou politique Il est patent que le changement a commencé il y a prés de cinquante années et que pour une part importante il est derrière nous. Il s’agit du système colonial. Il y a d’autre part le contexte international et les conséquences de la mondialisation

1 En premier lieu, le changement a été engagé par la lutte de libération nationale. Puis poursuivi par le président Boumédienne par le passage à un ensemble constitutionnel fondé sur un parti unique et un système d’assemblées aux niveaux communales, de l’entreprise (ATE ATU), départementales, nationales après prés de onze années de suspension de la constitution.

2 En second lieu, l’on ne peut ignorer les réformes engagées après le décès de Boumédienne en particulier les tentatives de libéralisation couronnées par les manifestations d’octobre 1988. Le débat et la pratique portèrent sur la place de l’Etat dans les aspects de la vie politique. Un activisme désordonné a eu pour principale conséquence le démantèlement de l’appareil de production émergeant et un pseudo appui à un secteur privé dont la principale préoccupation fut l’accaparement du commerce extérieur.

Mais ce secteur privé avait à affronter un dilemme qu’il n’a pu résoudre en raison de sa faiblesse structurelle ; comment se substituer aux missions que l’Etat se proposait d’abandonner ? alors quels intérêts l’état doit-il servir ? Ayant échoué dans une première phase à conquérir les centres de décision stratégiques qui font un Etat ; ces intérêts dont les objectifs étaient essentiellement économiques et commerciaux ont été confrontés, pendant prés de dix ans, à une action politique proche d’une guerre civile. Cette « décennie noire » a vu se renforcer les capacités de résistance d’un appareil sécuritaire, à savoir l’Armée, rescapé miraculeux de l’après Boumédienne malgré les tentatives de remise en cause de son action donc de son rôle dans la défense nationale.

Quel est l’enjeu central à l’avenir ; La machine d’état est faite pour quelle classe ? la réponse est par et pour la bourgeoisie. Cette classe est en "voie de formation". Toute la problématique sociale gravite autour de son influence sur l’Etat. Cela est tout aussi valable lorsqu’on observe le débat sur les institutions électives. En effet depuis 1962 les constitutions ont été taillées pour un homme. Mais derrière l’homme se profile les intérêts de classes qui s’opposent.

La machine d’état qui commence à se former à une logique de vie qui consiste à « formater » ceux qui y entrent et les transformer en serviteurs de cette machine omettant par là le principe ontologique de l’état qui est celui du service de la population. Serviteur de l’Etat devient la préoccupation essentielle et l’apparition d’une catégorie sociale (1,6 millions de personnes) qui sert sans s’interroger sur les intérêts qu’elle sert. Ceci est d’autant plus évident que le formatage de cette catégorie de fonctionnaires est assuré dans un grand nombre de pays par une grande école

Les changements ou transformations de la machine d’état se font alors de l’extérieur. C’est à l’occasion de ces changements que l’on peu apprécier les rapports de force entre les classes qui composent une nation et notamment les inflexions qui font consensus ou disensus. Ce qui importe c’est de trancher entre les intérêts divergents de la classe bourgeoise. L’état dans ce cas joue le rôle de pacificateur des rapports entre possédants. C’est la conséquence de la loi de recherche du profit maximum et de celle du marché. Sans l’état la classe possédante serait un conglomérat d’intérêts contradictoires propices à la guerre sociale de chacun contre tous. Tel est sens de l’Etat comme représentant l’intérêt général… de la bourgeoisie.

Quelle est alors la place ou le rôle de la classe de ceux qui n’ont d’autres ressources que leur force de travail. Au fil des années et des luttes considérées par la loi comme illégales se sont constituées des organisations représentatives de la société civile. Dans le cas d’un pays anciennement colonisé ces organisations ont été contrôlées par l’état comme courroie de transmission dans le cadre du recouvrement de la souveraineté nationale.

Sommes nous actuellement dans la phase d’autonomisation des organisations ou associations de la société civile par rapport à l’Etat.

La condition de ce mouvement étant la concentration des organisations sur la distinction de leurs intérêts et donc de leur indépendance de la machine de l’état. Reconnaître l’indépendance de la société civile c’est aussi lui reconnaître le rôle de contre pouvoir institutionnel mais aussi lui donner le droit de lutter pour infléchir l’état vers ses intérêts.

L’on voit ainsi la direction de recherche qui résulte de la reconnaissance de la société civile. Il est nécessaire de poursuivre les efforts réalisés jusqu’ici dans « l’illégalité » sur les fondamentaux de la classe populaire (lois sur les partis, les syndicats, les associations, les coordinations, les sites et réseaux sociaux etc). Il faut comprendre qu’à l’occasion de sa grande crise le grand capital veut rétablir (avec une grande violence- y compris par la guerre-)des taux de profits élevés. La question n’est pas d’aller ou pas dans des institutions mais de savoir ce qui rend utile une intervention, dans la machine de l’état.

Quant aux partis, il est de la plus grande importance qu’ils se définissent par rapport à la classe populaire et comment ils comptent l’aider à s’organiser et influer sur les mouvements du capitalisme. Pour l’instant, leur stratégie est celle de leur accession au pouvoir sans autres propositions sur l’objectif économique et social du système de l’économie de marché. C’est en posant les problèmes dans la clarté que l’on ouvrira un dialogue ou chacun sera conscient de sa place et de son rôle.Le chemin qui monte conduit à la démocratie économique sociale et politique !.

Tag(s) : #ALGERIE

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